Des dunes qui s’envolent
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tion sur seulement 45 % de sa longueur. Sur 30 % elle s’est déplacée vers
laterre et sur 25 % elle a migré vers la mer par rapport à sa localisation
; primitive,
dans les deux cas sur plusieurs mètres, voire plusieurs dizaines
de mètres—. La dune bordière étant solidaire, par des échanges de sédi—
ments, de la plage à laquelle elle est associée, si celle—ci recule, celle—là
Edoit p0uvoir aussi se replier pour continuer à assurer son rôle de réserve
en Ëable nécessaire à l’équilibre du couple. Or, on a vu que la grande
des plages dans le monde—est en cours de récession. Quand il en
,
est ainsi, il faut laisser à la dune bordiëre la liberté de reculer. Ainsi, le
cordon dunaire qui isole les étangs littoraux du Languedoc tend à migrer
'
vers la terre en roulant sur lui—même. Sa restauration en cours doit tenir '
.
compte de cette mobilité et ne pas l’entraver, même si cette façon de faire
implique à terme une relocalisation de la route qui sur de longs tronçons 1
ce cordon. Il est évident qu’une telle conjoncture de mobilité rend
,
l’entreprise de réhabilitation d’une duneplus compliquéeque lorsqu’il y
a xité du rivage. Cette entreprise se heurte aussi a la prépondérance en
fréquence en force des vents de terre, du type de la tramontane, sur ceuxf
.
f de mer, comme le marin, ainsi qu’à la sécheresse du climat méditerraà
néen qui fragilise la végétation psammophile. Pour en ‘revenir àla restau—
de la dune de la Garenne à Saint—Gilles—Croix—de—Vie dont on a
_
parlé plus haut, il importe d’ajouter que son succès a été facilité par la sta—
.
bilité de la plage qui s’étenden avant d’elle. Cette stabilité est due à une
bonne alimentation en sédiments, la dérive littorale étant freinée par
la
,
’ jetée placée à l’embouchure de la Vie pour éviter son ensablement.
:
;
Comment faut—il donc procéder lorsque l’on prétend recréer une dune ,_
“bordière qui a été détruite? Il importe d’ab0rd d’évaluer
,
luvé_ de la plage. Celle—ci dépend“ étroitement du budget séd1mentalr,
du bilan entre la quantité de sable'apporté
dusable
enlevé‘sur cette plage par
les vagues étleS =co‘urants littoraux. Il dépend
aussi ducomportement du niveaùdela mer qui-peut être stable, 'sÎÏélŒer
ous"abaissen Si le budget=est positif et si le niveau de
la mer a tendancé*à
au fur
la plage ehgraisse se
_
d‘une Αb‘ordière en avant de la précédente qui ce’Sse d’êtreacüV6
lorsquî-elle n’est plus sufsamment alimentée en sable. A1ns1 peuvent
'
apparaître des.
parallèles -. qui témoignent de
_
sa prqgradation
_
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mer s’élève, la. plagë demmgntetuneve
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lors des tempêtes, pardesvaguesde
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