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La représentation d’un phénomène, qui repose sur l’interconnexion de plusieurs critères euxmêmes influencés par la fluctuation des paramètres intrinsèques au phénomène observé et
surtout aux facteurs exogènes comme le changement climatique par exemple(Ministère de
l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie (France), BRGM., 2012), rend la
représentation de la thématique encore plus compliquée avec la difficulté d’évaluation des
risques liés à l’érosion et à la submersion marine.
Donc la cartographie de la vulnérabilité est pertinente si, l’objectif recherché est de connaître
les pertes éventuelles en vie humaines et en biens matériels et de mettre en place des
procédures adéquates pour surmonter le sinistre et proposer les textes juridiques appropriés ou
de combler les vides juridiques observés dans la législation nationale.
La différence est donc de taille. En effet, il ne s’agit plus de faire des études pour connaître les
aléas dans des régions où, la vulnérabilité est nulle. Mais d’investir sur la vulnérabilité qui
prend l’élément humain au centre de notre préoccupation. Le produit ne doit pas être une fin
en soi.
En effet, la visualisation recherchée, peu importe le support cartographique qui va véhiculer
l’information, doit servir d’aide à la prise de décision au niveau national et local pour les
différents plans d’interventions et scénarios de post sinistre. Et surtout, pour favoriser une
politique territoriale intégrée et durable par la mise en place de schémas nationaux et
régionaux respectant le milieu naturel et la biodiversité.
L’outil cartographique en question peut être soit une carte thématique classique en choisissant
la vulnérabilité territoriale et sociétale ou un système d’information évolutif à référence
spatiale avec la possibilité de revoir les paramètres en termes de critères ou de pondération.
Ceci nous parait intéressant dans la mesure où, le décideur a toute la latitude de réintroduire
les attributs descriptifs dans la base de données. Le développement informatique a rendu
beaucoup de services à la géographie et la cartographie en termes de nouvelles méthodes de
collecte, de traitement et de diffusion de l’information cartographique tout en automatisant
différents aspects de la cartographie( Waniez., 2010)avec désormais, la possibilité
d’interroger et d’analyser, pour des besoins de synthèses et de gestion intégrée des zones
côtières.Une cartographie des vulnérabilités et des risques côtiers de la baie de Bou Ismail
fera l'objet d'un travail détaillé dans les chapitres 2, 3 et 4.
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