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La cartographie de la résilience montre que la baie de Bou Ismail est moyennement
vulnérable en raison de la juridiction algérienne représentée en grande partie par la loi littoral
02-02. Cela rend la baie de Bou Ismail protégée juridiquement (peu vulnérable par rapport à
la juridiction), mais qui présente un manque par rapport au désintéressement citoyenne face
aux risques côtiers qui se répercute sur le manque de d'information de la population par
rapport aux événements extrêmes et les catastrophes liés à la montée du niveau de la mer.
A partir de la cartographie de la sensibilité et de la résilience on obtient une cartographie de la
vulnérabilité qui montre que la baie de Bou Ismail est globalement moyennement vulnérable
(80 % de sa superficie est moyennement vulnérable). Suite à l'agrégation des résultats obtenus
de la cartographie des indicateurs de vulnérabilité choisis (qu’il s’agisse d’indicateur de
sensibilité et/ou de résilience), la cartographie de l'indice de vulnérabilité a permis de
connaitre les zones potentiellement vulnérables aux aléas d'érosion et de submersion marine.
En effet, la vulnérabilité, qui inclut les deux paramètres précédents (résilience et sensibilité),
montre que les zones côtières les plus vulnérables dans la baie de Bou Ismail se situent à l'Est
de la baie (quelques foyers) avec certaines zones faiblement vulnérables localisées dans la
partie Ouest de la baie. Bien que cette dernière ait le même niveau de résilience, elle connait
toutefois une moins forte sensibilité suite aux résultats obtenus dans le calcul du sous facteur
"Sensibilité". Il est important de noter que les indicateurs qui ont le plus influencé ce résultat
sont l'altitude et l'apport sédimentaire terrigène.
La cartographie de l’exposition aux risques côtiers d’érosion et de submersion dans la baie de
Bou Ismail montre que la zone est peu à moyennement vulnérable dans la partie Ouest, et
fortement vulnérable dans la partie Est de la baie, en raison de l’apport des indicateurs
d’exposition sélectionnées. Et cela révèle que la cartographie des indicateurs "réseaux routier
" et "sites historiques " montre un faible degré d'exposition et ont moins d'importance par
rapport aux deux autres indicateurs "Population" et "Usage des terres" selon le traitement
AHP issu de l'avis d'experts. Ces deux derniers indicateurs montrent un fort degré
d'exposition notamment dans la partie Est de la baie.
La cartographie de l'indice d'aléa côtier (facteur aléa) montre que le degré d'aléa dans la baie
est important avec quelques foyers de degré d'aléa moyen (plus de 95% de la baie est à fort
degré d'aléa) . Les indicateurs d'aléa ont montré une forte importance des aléas côtiers dans la
baie de Bou Ismail caractérisée par les fortes houles hivernales qui arrivent vers les côtes, un
recul important du trait de côte dans certaines zones (Fouka et Bou Ismail) et une fréquence
des événements extrêmes. Pour ce qui est de l'élévation moyenne du niveau de la mer, elle est
homogène sur toute la zone d'étude. Etant donné l'importance des indicateurs événements
extrêmes et hauteur des houles par rapport à l'élévation moyenne du niveau de la mer suite
aux résultats du traitement AHP issu de l'avis d'expert on obtient une côte majoritairement
touché par les aléas côtiers.
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