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La mise en place d'un indice de risque côtier nécessite la mise en place d'un schéma
hiérarchique du risque côtier incluant les indicateurs sélectionnés dans leurs compartiments de
risque qui leur correspond.
Les indicateurs de risque ont été choisis suivant les critères de disponibilité des données, de
leur utilisation dans des études précédentes et leur concordance avec le contexte Algérien.
Pour cette thèse les indicateurs choisis sont : le type de côte, l'altitude, les herbiers à
Posidonie et l'apport sédimentaire terrigène pour le sous facteur de sensibilité ; la
réglementation et la conscience citoyenne pour le sous facteur de résilience ; la population,
l'usage des terres, les sites historiques et les routes pour le facteur d'exposition ; et l'évolution
du trait de côte, l'élévation moyenne du niveau de la mer, les événements extrêmes et la
hauteur des houles près des côtes (à une profondeur de 10 mètres pour notre étude) pour le
facteur d'aléa, sans perdre de vue que les sous facteurs de sensibilité et de résilience combinés
constituent le facteur de vulnérabilité dans le calcul du risque global.
Dans ce type d'études, une pondération des indicateurs est nécessaire parce que chaque
indicateur à son impact et son importance dans l'impact du risque. Comme dans beaucoup de
recherches, l'approche préconisée est l'Analyse Hiérarchique des Procédures (AHP) de Saaty
(1980). En effet, cette méthode est très utilisée dans plusieurs domaines de recherche
nécessitant un apport de l'avis d'expert qui facilite la mise en place une pondération à chaque
indicateur. En clair, elle effectue des comparaisons binaires entre indicateurs dans chaque
compartiment du risque (vulnérabilité, exposition et aléa) pour sortir avec les équations de
calcul de la vulnérabilité (par le biais de l'équation de sensibilité et de résilience et leurs
sommes divisés par 2), l'équation de l'exposition et l'équation de l'aléa. Aussi, il y a lieu de
souligner que les indicateurs dotés de coefficients importants influeront grandement le degré
de risque et seront considérés comme facteurs décisifs par rapport à l'importance du risque.
La cartographie des indicateurs de sensibilité a permis l'élaboration d'une carte de sensibilité
de la zone de la baie de Bou Ismail, dans laquelle elle a été sectionnée en plusieurs secteurs
selon le degré de sensibilité.
Certaines zones sont moyennement sensibles, tandis que d'autres sont fortement vulnérables
notamment à l'Est (avec un foyer à l'Ouest dans la plage Chenoua), et d'autres avec un faible
degré de vulnérabilité notamment à l'Ouest, ceci est du aux caractéristiques naturelles de la
zone représentées, dans notre étude, par les indicateurs de sensibilité (type de côte, altitude,
herbiers à Posidonie et apport sédimentaire terrigène) où l'on remarque que la côte Est connait
une plus grande sensibilité en raison du manque d'herbiers de Posidonie et une grande
présence de côtes sableuses par rapport à l'Ouest et plus de zones d'altitude basse.
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