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2.7.3 - Cas de la baie de Bou Ismail
La cartographie de l’évolution du trait de côte montre qu’une grande partie de la baie de Bou
Ismail est plus ou moins stable avec de faible taux d’érosions à l’exception de certaines zones
localisées telle qu’une partie du littoral des communes de Fouka et de Bou Ismail (voir
Chapitre 4).
La mise en place d’ouvrages et de méthodes de protection alternatives (protections douces)
dans cette zone doit être conforme aux résultats obtenus lors des études de l’évolution du trait
de côte et de la propagation de la houle.
Ces résultats vont nous renseigner sur les paramètres nécessaires pour l’implantation des
nouveaux ouvrages de protection et de mise en place de techniques douces dans notre zone
d'étude (US Army Corps of Engineers., 1984 a et b). La mise en place de géo tubes, de
récifs artificiels et d'opérations de rechargement seront effectués dans les zones qui
connaissent un grand recul du trait de côte (plus d’un mètre par an), c’est le cas pour les côtes
de Bou Ismail, Fouka et une partie du littoral de Tipaza.
L’implantation d’ouvrages de protection longitudinaux tel que les épis (un géotube comme
substitut dans les méthodes de protection douces) doit prendre en considération la
modélisation du transport sédimentaire ceci peut se faire grâce à des outils logiciels tel que
Log GSTA et Mike 21 qui traite la taille moyenne des sédiments collectés en tant que données
d'entrée (Warren et Bach., 1992; Boudet., 2017). Ceci est d'autant plus important dans des
zones comme l'Est de Sidi Fredj qui connait une érosion malgré la présence d'ouvrages de
protection, le cap Sidi Fredj joue un rôle dans le blocage du transport sédimentaire mais un
dimensionnement mal approprié peut être la cause de l'érosion dans les zones à l'Est de ces
ouvrages.
L'immersion de récifs artificiels semble être une solution de protection prometteuse d'autant
qu'elle permet deux fonctions distinctes d'une part l'atténuation des vagues et donc la
préservation du patrimoine sédimentaire, mais aussi le repeuplement des fonds par les espèces
marines, cette méthode peut être renforcée par le rechargement artificiel des plages par le
sable ce qui pourra diminuer l'implantation excessive d'ouvrages de protection en béton,
d'autre part les récifs artificiels peuvent être immergés à l'Ouest de Fouka, l'Est de Bou Ismail
ainsi qu'au centre de Ain Tagourait, vu que ce zones subissent une forte érosion (voir chapitre
4) .
Hormis la mise en place d’ouvrages et de techniques de protection il est aussi nécessaire de
noter que la préservation du patrimoine sédimentaire joue un rôle clé dans la protection des
zones côtières et leur durabilité étant donné que l’activité d’extraction peux avoir des effets
néfastes et provoquer une forte érosion des côtes, aussi il est nécessaire de procurer un bon
environnement pour les herbiers à Posidonie (Posidonia Oceanica) cette phanérogame marine
