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fixation et la colonisation des algues et des abris pour différents genres de poissons, crustacés
et autres espèces marines (Sene., 2008). Les récifs artificiels peuvent être classés en trois
catégories (Convention et protocole de Londres et PNUE., 2009) :
1. Récifs de production : Cette catégorie concerne les récifs ayant une vocation de
repeupler le fond marin et les fonds pauvres en biodiversité
2. Récifs de protection : Des récifs ayant pour fonction la préservation des espèces
marines du chalutage illégal.
3. Récifs récréatifs : Aussi appelés récifs paysagers, ces récifs ont une vocation
touristique en favorisant les activités de plongée pour les estivants.
Ces types de récifs peuvent aussi avoir selon leurs dimensions un rôle dans la protection
côtière en permettant la réfraction de la houle.
Un récif artificiel peut être conçu et immergé dans les zones les plus vulnérables selon la
cartographie de la vulnérabilité et du risque et pourra servir de moyen pour le développement
de la faune et de la flore aquatique dans la baie de Bou Ismail.
2.7.2 - Evolution des méthodes de protection côtière
Les stratégies de protection côtière ont évolué au fil du temps des pays comme l'Allemagne et
les Pays bas ont construit des ouvrages de protection côtière en fonction de la protection des
côtes face à l'érosion, depuis le 20ème siècle ces constructions prirent un aspect plus
écologique et durable.
Des approches sur la gestion des risques de submersion côtière sont nés au Royaume Uni avec
une dimension globale des risques côtiers et toutes les composantes humaines et socioéconomiques du littoral (Ahlhorn., 2018).
Figure 73 : Récif de production (Froehlich et Kline., 2015)
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