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Conclusion du chapitre 4
L'application de la méthode Hiérarchique des Procédures a permis d'affecter un coefficient à
chaque indicateur de vulnérabilité (sensibilité et résilience), d'exposition et d'aléa, cela a mis
en évidence le degré d'importance de chaque indicateur dans le processus du risque.
Pour la sensibilité c'est les indicateurs "Altitude" et "Apport sédimentaire terrigène" qui ont le
plus d'importance par rapport à la présence d'herbiers à Posidonie et au type de côte. En ce
qui concerne la résilience, les deux indicateurs "Réglementation" et "Conscience citoyenne"
ont presque le même degré d'importance, Quant à l'exposition, c'est les indicateurs
"Population" et "Usage des terres" qui ont le plus d'importance dans le risque côtier par
rapport aux sites historiques et aux routes, et enfin en ce qui concerne l'Aléa les indicateurs
"Evénements extrêmes", "Evolution du trait de côte" et " Hauteur des vagues à l'approche du
rivage" ont un peu plus d'importance que l'indicateur " Elévation moyenne du niveau de la
mer".
La cartographie des indicateurs de vulnérabilité montre que le degré de sensibilité des côtes
de la baie de Bou Ismail est important dans la parte Est de la baie. Il en est de même pour
l'exposition. En ce qui concerne la résilience celle ci est modérée.
Il est intéressent de souligner que l'aléa est important dans plus de 95% de la baie, avec
quelques zones dont le degré d'aléa est modéré. Celles-ci correspondent aux zones dont le trait
de côte connait une accrétion et/ou les zones abrités qui ne sont pas touchés par des vagues de
hauteur importante.
La cartographie globale du risque montre que celui-ci est plus concentré dans la partie Est de
la baie (autour de 30 % de la baie est à risque modéré contre près de 70 % de la zone à risque
élevé). Ceci est très cohérent en raison de la concentration des facteurs qui favorisent le risque
d'érosion et de submersion dans cette zone (faible altitude, présence humaine intense,
urbanisation, plages sableuses et absence d'herbiers à posidonie).
Cette partie-là de la baie nécessitera un suivi plus régulier et des mesures spécifiques pour
atténuer l'impact des aléas côtiers, sans perdre de vue l'évolution de la partie Ouest de la baie
qui est une zone touristique attractive (Tipaza) causant ainsi une pression de plus en plus
soutenue.
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