Chapitre III : Matériel et Méthode
Etude d’agitation et de stabilité du futur port de Tamanart (Skikda) : Recours à la modélisation physique et
numérique
65
Compte tenu des limites d'agitation admissibles définies ci-dessus, nous allons dans notre cas
adopté la valeur de 0.3 pour la notion de confort pour les houles annuelles et 0.5 pour la
notion de sécurité pour les houles décennales afin de garantir le confort et la sécurité des
navires lors de l'accostage et leur séjour à quai dans notre port de plaisance .
III.6. Modélisation physique
III.6.1. Introduction
A la lumière de toutes les définitions établies auparavant, l’idée de base de la modélisation
physique est de réduire la taille du domaine physique et l’ampleur des facteurs dynamiques, et
d’accélérer la marche du temps dans des proportions spécialement déterminées pour que les
mouvements et les évolutions soient homologues.
III.6.2. Nécessité de la modélisation
Les ouvrages et aménagements maritimes sont généralement très coûteux, il est donc
nécessaire, avant de les réaliser, de bien prévoir leur fonctionnement (Viguier, 1992). Lors de
la mise au point du projet, il faut :
S’assurer que les objectifs visés seront atteints (bassin portuaire bien abrité, pérennité
d’une plage et / ou de l’urbanisation située en arrière par un aménagement du littoral,
etc….)
S’assurer que les ouvrages seront capables de bien résister aux actions de la mer.
Prévoir les risques d’ensablement (et/ou d’envasement) d’un port, définir les impacts
sur les fonds et littoraux avoisinants et proposer des mesures compensatoires si
besoins, c’est-à-dire optimiser le projet tant au point de vue économiques, que
technique, que de son impact sur l’environnement.
Les phénomènes en jeu étant très complexes, des outils ont été développés pour améliorer la
connaissance des processus hydrodynamiques et sédimentologiques et pouvoir mieux étudier
la conception et les impacts des aménagements maritimes. Les modèles constituent l’essentiel
de ces outils. (Al Sid Chikh, 2011).
Une bonne modélisation physique repose sur la qualité du matériel de reproduction et de
mesure des phénomènes naturels, un bon choix des échelles de réduction et la pratique d’un
bon réglage. Ces deux derniers sont essentiellement fonction de l’expérience du laboratoire.
Une fois le modèle réglé, il simule de lui-même les phénomènes induits sans exiger la
connaissance théorique fine des phénomènes. On peut reprocher au modèle réduit physique
(Mignot et al, 2002) :
- Une emprise forcément limitée de la zone couverte.
- Son encombrement qui nécessite des halls d’essais de grande superficie et un
appareillage spécifique.
- Sa durée de vie limitée, car il est généralement détruit après son exploitation.
Le coût des études sur ces modèles dépend de leur nature (simple vérification, optimisation),
du type d’essai réalisé (canal ou cuve) et de l’importance de l’ouvrage (Caminade, 1995).
Etude d’agitation et de stabilité du futur port de Tamanart (Skikda) : Recours à la modélisation physique et
numérique
65
Compte tenu des limites d'agitation admissibles définies ci-dessus, nous allons dans notre cas
adopté la valeur de 0.3 pour la notion de confort pour les houles annuelles et 0.5 pour la
notion de sécurité pour les houles décennales afin de garantir le confort et la sécurité des
navires lors de l'accostage et leur séjour à quai dans notre port de plaisance .
III.6. Modélisation physique
III.6.1. Introduction
A la lumière de toutes les définitions établies auparavant, l’idée de base de la modélisation
physique est de réduire la taille du domaine physique et l’ampleur des facteurs dynamiques, et
d’accélérer la marche du temps dans des proportions spécialement déterminées pour que les
mouvements et les évolutions soient homologues.
III.6.2. Nécessité de la modélisation
Les ouvrages et aménagements maritimes sont généralement très coûteux, il est donc
nécessaire, avant de les réaliser, de bien prévoir leur fonctionnement (Viguier, 1992). Lors de
la mise au point du projet, il faut :
S’assurer que les objectifs visés seront atteints (bassin portuaire bien abrité, pérennité
d’une plage et / ou de l’urbanisation située en arrière par un aménagement du littoral,
etc….)
S’assurer que les ouvrages seront capables de bien résister aux actions de la mer.
Prévoir les risques d’ensablement (et/ou d’envasement) d’un port, définir les impacts
sur les fonds et littoraux avoisinants et proposer des mesures compensatoires si
besoins, c’est-à-dire optimiser le projet tant au point de vue économiques, que
technique, que de son impact sur l’environnement.
Les phénomènes en jeu étant très complexes, des outils ont été développés pour améliorer la
connaissance des processus hydrodynamiques et sédimentologiques et pouvoir mieux étudier
la conception et les impacts des aménagements maritimes. Les modèles constituent l’essentiel
de ces outils. (Al Sid Chikh, 2011).
Une bonne modélisation physique repose sur la qualité du matériel de reproduction et de
mesure des phénomènes naturels, un bon choix des échelles de réduction et la pratique d’un
bon réglage. Ces deux derniers sont essentiellement fonction de l’expérience du laboratoire.
Une fois le modèle réglé, il simule de lui-même les phénomènes induits sans exiger la
connaissance théorique fine des phénomènes. On peut reprocher au modèle réduit physique
(Mignot et al, 2002) :
- Une emprise forcément limitée de la zone couverte.
- Son encombrement qui nécessite des halls d’essais de grande superficie et un
appareillage spécifique.
- Sa durée de vie limitée, car il est généralement détruit après son exploitation.
Le coût des études sur ces modèles dépend de leur nature (simple vérification, optimisation),
du type d’essai réalisé (canal ou cuve) et de l’importance de l’ouvrage (Caminade, 1995).
