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VI. Comparaison avec la phytoremédiation
Malgré la diversité des processus utilisés pour traiter les niches polluées par le chrome, de
nouvelles stratégies innovantes et rentables doivent être recherchées et conçues en permanence
pour rendre le processus de bioremédiation plus accessible, plus sûr, moins cher et écologiquement
durable. La phytoremédiation est l'une des approches les plus efficaces et les plus pratiques à
utiliser pour le nettoyage des sites pollués par les métaux (Agnihotri & Seth, 2019; Gupta et al.,
2020; Haq et al., 2020).
La phytoremédiation est un processus de bioremédiation considéré comme une technologie
respectueuse de l'environnement (Cunningham et al., 1997; Flathman & Lanza, 1998). Le mot
phytoremédiation (« Phyto » signifiant plante et le suffixe latin « remédier » signifiant nettoyer ou
restaurer) désigne une variété de technologies basées sur des plantes naturelles ainsi que des
plantes génétiquement modifiées pour éliminer, transférer, stabiliser, et détruire les contaminants
dans le sol et les eaux souterraines (Hughes et al., 1997).
Cependant, il s'agit d'un domaine de recherche diversifié et vaste nécessitant un article indépendant
pour discuter et évaluer ses divers aspects, et par conséquent, cela n'est pas traité dans le travail
actuel. Alternativement, l'utilisation de plantes et d'organismes aquatiques est apparue comme une
option attrayante pour la dépollution des métaux avec l'avantage supplémentaire d'une opportunité
d'atténuation du carbone, contribuant ainsi à une croissance durable.
De nombreuses plantes aquatiques ont été documentées pour avoir de multiples implications
environnementales. Les algues et les lentilles d'eau sont deux de ces systèmes qui ont montré un
grand potentiel d'atténuation de la pollution écologique, en particulier en ce qui concerne la
biorestauration des métaux (Kumar et al., 2015). Les algues ont de nombreuses caractéristiques
qui en font des candidats idéaux pour l'élimination sélective des métaux lourds, notamment une
tolérance élevée aux métaux lourds, une capacité à se développer de manière autotrophe et
hétérotrophe, de grands rapports surface/volume, la phototaxie, l'expression de la phytochélatine
et le potentiel pour la manipulation génétique (Cai et al., 1995). Un autre avantage de l'utilisation
des algues dans la phytoremédiation est la production élevée de biomasse par ces espèces
entraînant une absorption et une accumulation accrues de métaux lourds (Baghour et al., 2002).
Le chrome est également l'un des métaux qui seraient séquestrés par de nombreuses espèces
d'algues. Le tableau 12 énumère quelques-unes des principales espèces d'algues signalées comme
présentant une adsorption efficace du chrome.
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