36
rétention du chrome, et par une bonne diffusion du substrat à travers les pores de cet
adsorbant (de FLORA, 1989). Cette étape dure environ 3 min.
• Une diffusion moléculaire des ions métalliques vers des sites d'adsorption moins
accessibles illustrée par une amélioration minimale de la capacité d'adsorption due à la
diminution de la quantité d’ions en solution et du nombre des sites disponibles (de FLORA,
1989). Cette étape dure de 3 à 60 min.
• Un équilibre d'adsorption où tous les sites deviennent occupés. Dans cette dernière phase,
les améliorations de la capacité d'adsorption ne sont pas remarquées, c'est fortement
probable à cause de l’occupation quasi totale des sites d’adsorption disponible (de FLORA,
1989). Cette phase se traduit par conséquent dans la formation d'un palier pratiquement
horizontal.
Notons que le temps de contact des expériences qui vont suivre a été fixé à 4 h. Ce choix repose
entre autres, sur les données de la littérature faites sur des sédiments qui contiennent une forte
fraction argileuse (Bhattacharyya & Gupta, 2008).
II.2 Modélisation de la cinétique d’adsorption
La modélisation des données expérimentales de la cinétique permet la description des mécanismes
de fixation, de déterminer les constantes de vitesses, ainsi que les concentrations à l’équilibre.
Au nombre des modèles cinétiques décrits dans la partie Matériel & Méthodes (Tab 7), sont utilisés
dans la présente étude ceux à deux paramètres, représentés par le modèle de : pseudo premierordre, pseudo second-ordre type 1, Elovich ainsi que le modèle de diffusion intraparticulaire
proposés par Weber et Moris.
Ce large éventail de modèles cherche à sélectionner le modèle le plus représentatif qui explique le
mieux le phénomène d'absorption étudié.
Sur le plan analytique, l’applicabilité et le degré d’adéquation des modèles (pseudo premier-ordre,
pseudo second-ordre type 1, Elovich, modèle de diffusion intraparticulaire) théoriques aux
résultats expérimentaux ont été déterminés en se basant sur les coefficients de corrélations (R²).
Ainsi, les résultats de la modélisation seront considérés comme convenables pour décrire le présent
processus d'adsorption pour des R² les plus proches de 1.
Selon les résultats obtenus, la cinétique d’adsorption du chrome est correctement décrite par le
modèle cinétique du pseudo-second ordre type 1 qui remplit la condition précédente avec une
valeur de coefficient de corrélation de 1 (voir Tab 9). Ce modèle a été retenu pour cette étude car
c’est la forme des quatres types la plus utilisée dans la littérature.
En revanche, pour le reste des modèles utilisés, les faibles valeurs des coefficients de corrélation
(toutes < 0.7393) Indiquent la mauvaise description de la cinétique d’adsorption du chrome par
ces modèles.
Précédent

Etude de la fixation du chrome hexavalent sur une argile minérale - 48/98

Suivant