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II.1 Cinétique d’adsorption
Les tests effectués nous permettent de tracer la figure 9 où les changements dans la capacité
d'absorption des ions métalliques au cours du temps de traitement sur l’argile sont notés.
A partir de cette représentation graphique nous constatons que l’adsorption du chrome suit une
allure caractérisée par une adsorption significative du métal sur l’argile dès les premières minutes
de contact (de 3 à 60 min). Une croissance lente s'ensuit jusqu'à ce que l'équilibre soit atteint.
Ce constat confirme l'existence d’une première phase rapide d’adsorption des ions métalliques à
la surface de l'argile, suivie d’une deuxième phase plus lente qui correspond à l’établissement d’un
équilibre physico-chimique entre la phase liquide et la phase solide (Gourdon & Sofer, 1991). Cet
équilibre est atteint au bout de 60 min et la quantité fixée à l’équilibre est de 4.49 mg/g, ce qui
signifie un taux d’élimination de 89.81%. Par ailleurs, l’extension de ce temps jusqu’à (240
minutes) ne conduit pas à une amélioration significative du pourcentage d’élimination, qui n'est
que de 0,32 %.
Ce taux d'élimination finale et le temps qu'il a fallu pour l'atteindre sont tous deux acceptables.
Le même comportement a été observé dans le cas de l’adsorption du chrome sur la bentonite
(Chakir et al., 2002), sur la zéolithe (Loizidou, 1992) et du cyanide sur la pyrophyllite (Prasad et
al., 2008).
Sur la base de ces observations, nous pouvons conclure que l'adsorption des métaux sur l'argile est
caractérisée par :
• Une première phase d’adsorption du chrome sur des sites facilement accessibles s’explique
par une bonne affinité (ou fortes interactions des forces de Van Der Waals) de l’argile à la
Figure 9: Cinétique d’adsorption du Cr(VI) sur l’argile.
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