22
Pour ce qui est de la classification des isothermes d’adsorption la littérature recense deux types :
• Classification de Brunauer et al., 1940 : Développée principalement pour les gaz et qui
s’est avérée efficace pour les systèmes d’adsorption liquide-solide.
• Classification de Giles et al., 1974 pour les solutions à faibles concentrations.
Le type d'isotherme obtenu permet de tirer des conclusions qualitatives sur les interactions entre
l'adsorbant et l'adsorbat : la forme de l’isotherme, l’existence des paliers sur les isothermes, le type
d’adsorption (mono ou polymoléculaire) et l’orientation des molécules adsorbées.
Les isothermes de la classe « S » ou isothermes sigmoïdes sont obtenues lorsque les molécules du
soluté ne s’accrochent au solide que par l’intermédiaire d’un seul groupement. L’effet « coopératif
» explique le fait que l’adsorption devienne progressivement facile lorsque la quantité adsorbée
croit.
Les isothermes de la classe « L » montre l'affinité relativement élevée entre l'adsorbat et
l'adsorbant.
Les isothermes de la classe « H », ou isothermes à Haute affinité, se rencontrent dans le cas ou le
soluté subit une adsorption chimique, soit lors de fortes interactions adsorbat-adsorbant.
Les isothermes de la classe « C » tiennent leur nomination de la partition constante de l’adsorbat
sur l’adsorbant.
Figure 5 : La classification originale de Giles des
isothermes d'adsorption à partir de solutions de solutés.
Précédent

Etude de la fixation du chrome hexavalent sur une argile minérale - 34/98

Suivant