Chapitre I : Etat des connaissances
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1. Définitions
Le terme « radioécologie » est apparue en 1935 mais il ne s’est répandu qu’à partir des années
1950. Il résulte de la fusion entre les mots « radioactivité » et « écologie ». La radioécologie a
trois objectifs, le premier est de détecter la présence des radionucléides dans l’environnement
et de rechercher leurs origines, le second est de comprendre leurs processus de transfert et de
concentration dans les écosystèmes, le troisième est d’évaluer l’impact de la radioactivité
naturelle et artificielle sur l’environnement (impact radioécologique) et sur les voies
d’exposition de la population humaine (impact dosimétrique) (Amiard, 2013).
Dans la nature, les noyaux peuvent être stables ou instables. Les noyaux instables sont dits «
radioactifs ». Ils vont tendre vers la stabilité en se désintégrant (Fig.I.1) et en émettant des
rayonnements (électromagnétiques, bêtas, alphas voire neutrons) qui emportent l'énergie libérée
par la désintégration (Delacroix et al., 2006).
Figure I.1 : Illustration du phénomène de radioactivité (Delacroix et al., 2006)
2. Notions de base sur la radioactivité
Les notions de base regroupent la loi de la désintégration radioactive, la période, les différents
processus d’émission, les unités de mesure, l’équilibre séculaire et les notions de dose.
2.1. Loi de désintégration radioactive
Selon la loi fondamentale de désintégration des noyaux radioactifs, le taux de transformation
d’un radioélément par les différents processus radioactifs (α), (β), est proportionnel au nombre
d’atomes présents. Cette décroissance radioactive suit une loi exponentielle et est exprimée
comme suit :
𝐍 = 𝐍 𝟎 . 𝐞
−í µí»Œí µí°(𝐈 − 𝟏)
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