Chapitre IV : Radioactivité dans les sédiments : datation des sédiments, historique de la
pollution et évaluation radio-écologique
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Pour leur part, Boulahdid et al. (2013) ont trouvé des concentrations anormales de zinc, de
cuivre et de chrome à 6 cm de profondeur au niveau d'une carotte de sédiment prélevée sur une
profondeur de 30 m au voisinage de l'embouchure de l’oued El Harrach.
Dans le cadre des activités du Plan d'action de la Méditerranée (PAM) et du programme de
pollution de la Méditerranée (MED POL), la baie d'Alger a été identifiée en 1999 comme l'un
des points chauds de la pollution. Elle a été classé en 8
ème position à l’échelle nationale et
131ème au niveau régional du bassin Méditerranéen (PNUE / OMS, 1999).
En plus de la pression anthropique, la baie d'Alger a été touchée par des risques naturels divers.
Les inondations historiques les plus importantes enregistrées dans la région sont celles de 1954,
1960, 1974 et 2007 (Aroua et Berezowska-Azzag, 2009), ainsi que celle de Bab El-Oued en
2001 (Machane et al., 2008). La baie d'Alger est située dans une zone sismique avec des failles
actives de déclenchement des tremblements de terre importants et parfois de petits tsunamis à
savoir El-Asnam (actuellement Chlef) en 1980 et celui de Zemmouri en 2003 avec une
puissance respective de 7.3 et de 6.8 sur l’échelle de Richter. L’épicentre du séisme de
Zemmouri a été situé à quelques kilomètres au large des côtes. Il a engendré un tsunami qui a
été enregistré dans un grand nombre de stations dans le centre et l’ouest de la Méditerranée
(Vecchio et al., 2014).
Selon Benfedda et al. (2017), un tremblement de terre de force moyenne a frappé la ville
d’Alger au niveau de la baie d’Alger en Août 2014.De plus, le long du cordon dunaire de la
baie d'Alger, la combinaison entre l’érosion naturelle et l'extraction de sable intensive
provoquent le déplacement des sédiments et l’avancée du trait de côte (Chemrouk et Chabbi,
2016).
L’objectif de ce chapitre est de donner un aperçu sur l’évaluation radio-écologique, les
conditions sédimentaires ainsi que l’historique récent de la pollution au niveau de la baie
d’Alger. Ces aspects ont été étudiés à travers les mesures des radionucléides naturels et
artificiels, à savoir le
210
Pb, le
226 Ra, le
228 Ra, le
228 Th, le
40 K et le
137 Cs, les éléments majeurs
et à l’état de trace, dans une carotte de sédiment prélevée à 73 m de profondeur par rapport à la
surface de la mer, au niveau de la baie d’Alger.
La méthode de datation basée sur le
210 Pb est difficile à mettre en place car les taux
d’accumulation de sédiments (SAR) sont trop importants. Ces derniers empêchent, par
conséquent, le recouvrement total du profil du
210 Pbxs au-delà d’une épaisseur de 50 cm de la
carotte avec l’utilisation du carottier Uwitec. En effet, on constate l’absence d’une droite claire
de tendance pour les couches les plus profondes, ce qui aurait donné plus de crédit à l’utilisation
de la méthode SAR de référence.
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