Chapitre III : Radioactivité dans l’atmosphère au Nord de l’Algérie
Sous –Chapitre III.2 : radioactivité des dépôts secs et/ou humides (Eaux de pluie et
particules)
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laboratoire de l’environnement non publiées). Il est à noter que pendant la période de passage
des masses d’air provenant de Fukushima sur la région de l’Afrique du Nord, les conditions
climatiques n’ont pas favorisé de dépôt de cette radioactivité en l’absence de lessivage
atmosphérique. Malgré ces conditions non favorables au dépôt de cette radioactivité, et
immédiatement après le passage du panache dans l’air, un contrôle radiologique a été opéré
dans d’autres matrices de l’environnement naturel (eau de barrage, sol, végétation), dans le but
de s’assurer de l’absence de dépôt de cette radioactivité sur le sol et la végétation.
A cet effet, plusieurs échantillons d’eau de barrage d’un volume de 120 litres chacun ont été
prélevés et analysés par l’opération de co-précipitation d’AMP.
Les résultats ont montré clairement l’absence des traces de radioactivité, notamment le
137 Cs et
qu’il n’y avait aucun impact radiologique de l’accident de Fukushima sur notre environnement.
La moyenne des activités de
137 Cs dans le sol en Algérie est de l’ordre de 5 Bq. Kg
-1 . Cependant,
et en fonction de la texture du sol (granulométrie, partie organique etc….) et du taux de la
pluviométrie, certaines valeurs peuvent aller jusqu’à 43 Bq. kg
-1 (Baggoura et al., 1998).
Au regard de la surface occupée par le désert saharien et de la superficie des zones de production
des poussières, l’étendue des régions où les retombées des tirs français peuvent être supposées
significatives restent très faibles (Piga, 2010).
Selon Nadri et al., (2019), les activités spécifiques du
137
Cs dans les sols proches et en dehors
des sites des essais français varient entre 0,2 et 4 Bq/kg. La contamination du sol de surface est
principalement la marque des retombées globales des tirs français (Masson et al., 2010). Le
Sahara étant dans la bande latitudinale a dû recevoir 13% du total de ces retombées
(UNSCEAR, 2000). Ces observations confirment l’implication des retombées globales des tirs
français de 1963 dans la contamination de l’environnement en
137
Cs.
5. Composition chimique des particules
L’analyse de la composition chimique des particules collectées au site d’Alger a révélé la
dominance de la silice (Si) avec une concentration moyenne de 128,55 mg.g
-1 tandis que le fer
(Fe) domine à Chréa avec une teneur moyenne de l’ordre de 54.51 mg.g1 (Tab.III.2.4).
Les teneurs moyennes des éléments chimiques Al, Si, K, Ca, Cl, et Mg, mesurés dans les
particules collectées à Alger dépassent les teneurs mesurées dans celles de Chréa.
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