Généralités
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il peut limiter les échanges d’oxygène entre le sédiment et l’eau, rendre le sédiment anoxique
et bouleverser ainsi la structure des communautés benthiques.
À l’inverse les débris peuvent être eux-mêmes recouverts et colonisés en servant de substrat
marins. Le transport d’espèces envahissantes et pathogènes est la principale menace associée
à la colonisation des déchets (Choong et Calder, 2013).
Ingestion de déchets plastiques
L’ingestion de microplastiques peut être directe via des mécanismes de filtration pour les
suspensivores, d’ingestion non sélective pour les détritivores ou suite à une confusion avec les
proies pour les carnivores ; mais également indirecte via un transfert le long de la chaîne
trophique (Choy and Drazen, 2013; de Sá et al., 2015; Wright et al., 2013).
100% des tortues marines présentent des déchets plastiques dans leur système digestif. Il en
va de même pour 59% des baleines, 36% d'otaries et 40% d'oiseaux (Kuhn et al., 2015). Cela
peut causer un effet de satiété alors que l'apport nutritif n'est pas suffisant. D'autre part, les
morceaux de plastique peuvent obstruer le tractus intestinal. Tout cela peut mener à la mort de
l'animal par malnutrition et chute de l'état de santé.
Les effets physiques causés par les microplastiques sont moins étudiés. Toutefois, il est
prouvé que les particules de petite taille peuvent s'attacher à la surface interne ou externe
d'organismes marins. Cela peut conduire à des lésions physiques engendrant du stress ou de
l'inflammation ou même aller jusqu'à bloquer la surface d'absorption telle que la muqueuse
intestinale. Par conséquent, ces organismes subissent une baisse d'apports énergétiques
(SAPEA, 2019).
1.2.5.2. Microplastiques en tant que dangers chimiques
Les plastiques sont composés de polymères et d’additifs parfois toxiques qui selon les facteurs
environnementaux, l’état de dégradation du plastique et du type de composé, peuvent être
relargués dans le milieu marin. Les plastiques possèdent également la capacité d’adsorber à
leur surface des métaux (plomb, cuivre, cadmium, etc.) et des composés hydrophobiques,
incluant des polluants organiques persistants (POP).
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il peut limiter les échanges d’oxygène entre le sédiment et l’eau, rendre le sédiment anoxique
et bouleverser ainsi la structure des communautés benthiques.
À l’inverse les débris peuvent être eux-mêmes recouverts et colonisés en servant de substrat
marins. Le transport d’espèces envahissantes et pathogènes est la principale menace associée
à la colonisation des déchets (Choong et Calder, 2013).
Ingestion de déchets plastiques
L’ingestion de microplastiques peut être directe via des mécanismes de filtration pour les
suspensivores, d’ingestion non sélective pour les détritivores ou suite à une confusion avec les
proies pour les carnivores ; mais également indirecte via un transfert le long de la chaîne
trophique (Choy and Drazen, 2013; de Sá et al., 2015; Wright et al., 2013).
100% des tortues marines présentent des déchets plastiques dans leur système digestif. Il en
va de même pour 59% des baleines, 36% d'otaries et 40% d'oiseaux (Kuhn et al., 2015). Cela
peut causer un effet de satiété alors que l'apport nutritif n'est pas suffisant. D'autre part, les
morceaux de plastique peuvent obstruer le tractus intestinal. Tout cela peut mener à la mort de
l'animal par malnutrition et chute de l'état de santé.
Les effets physiques causés par les microplastiques sont moins étudiés. Toutefois, il est
prouvé que les particules de petite taille peuvent s'attacher à la surface interne ou externe
d'organismes marins. Cela peut conduire à des lésions physiques engendrant du stress ou de
l'inflammation ou même aller jusqu'à bloquer la surface d'absorption telle que la muqueuse
intestinale. Par conséquent, ces organismes subissent une baisse d'apports énergétiques
(SAPEA, 2019).
1.2.5.2. Microplastiques en tant que dangers chimiques
Les plastiques sont composés de polymères et d’additifs parfois toxiques qui selon les facteurs
environnementaux, l’état de dégradation du plastique et du type de composé, peuvent être
relargués dans le milieu marin. Les plastiques possèdent également la capacité d’adsorber à
leur surface des métaux (plomb, cuivre, cadmium, etc.) et des composés hydrophobiques,
incluant des polluants organiques persistants (POP).
