Généralités
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1.2.4.2. La dégradation chimique
 La dégradation thermo-oxydative : la lumière ultraviolet du soleil fournit l’énergie
d’activation nécessaire afin d’initier l’incorporation d’atomes d’oxygène dans le
polymère (Raquez, 2011). Cela fragilise le plastique et le conduit à se fragmenter en
particules de plus en plus petites, jusqu’à ce que les chaines polymères atteignent un
poids moléculaire suffisamment faible pour être métabolisées par les microorganismes (Andrady, 2011).
 La dégradation par hydrolyse : l’humidité élevée accélère le taux de dégradation de
plusieurs classes de plastiques (Davis et Sims., 1983) la quantité d’eau absorbée
permet une grande accessibilité d’oxygène atmosphérique, ce qui facilite la
dégradation de plastique.
1.2.4.3. La dégradation biologique en mer
Elle est due à des organismes vivants. Ces derniers convertissent le carbone des chaines de
polymère en dioxyde de carbone ou l’incorporent dans des biomolécules (Andrady, 2011).
La bio-détérioration est engendrée par l’action mécanique du biofilm bactérien qui se forme à
la surface du plastique et qui va pouvoir agrandir les fissures déjà présentes (Bonhomme et
al., 2003). Une dégradation chimique peut également être orchestrée par la grande diversité
des espèces présentes dans le biofilm, telle que la production de composés acides par les
bactéries chimiolithotrophes et chimioorganotrophes.
Cependant, tous ces processus sont lents, le plastique peut prendre jusqu’à 500 ans pour se
dégrader totalement (Muller et al., 2001). Cela est encore difficile dans l’eau de mer, car
l’effet photodégradatif est significativement diminué en raison des températures basses et de
la faible disponibilité de l’oxygène (Andrady, 2011).
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