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INTRODUCTION
Les plastiques ont changé notre façon de vivre. Inventés au XXème siècle, ils sont légers,
durables et peu chers. Leurs nombreux avantages ont conduit à leur utilisation dans une myriade
d'applications, allant de produits personnels et ménagers, aux produits d'emballage et les ont
rendus irremplaçables et omniprésents dans notre vie quotidienne.
En conséquence, la production mondiale de plastique a augmenté de façon exponentielle depuis
les années 1950 (Andrady, 2011). Alors qu'une partie des déchets en plastique est correctement
gérée (par combustion ou recyclage), il a été estimé que des millions de tonnes de déchets
plastiques finissent dans l'environnement marin (268 940 tonnes en 2014 ; Eriksenet al., 2014).
Les plastiques représentent de 50 à 80% des déchets marins, ces déchets marins sont liés à la
forte densité de population sur les côtes continentales (Barnes et al., 2009).
Ce matériau n’apparaît pas uniquement sous forme de déchets solides, mais aussi de
microplastiques, qui constituent aujourd’hui une menace majeure pour la santé humaine et
animale. Le plastique pollue non seulement nos routes, nos forêts, nos montagnes, mais aussi nos
océans.
La composante nécessaire pour protéger le milieu marin est la caractérisation des différents types
de déchets, tels que les microplastiques, dans l'environnement marin, car cela peut aider à
comprendre les sources des déchets et fournir une base de référence pour la surveillance et
l'évaluation futures des mesures préventives. Il n'existe actuellement aucune méthode normalisée
pour l'échantillonnage des microplastiques dans un quelconque compartiment environnemental.
Toutefois, une méthode fréquemment utilisée pour l'échantillonnage des microplastiques dans les
eaux de surface est l'utilisation d'un filet neuston ou d'un chalut Manta avec les maillages les plus
couramment utilisés entre 300 et 390 μm (Hidalgo-Ruz et al., 2012 ; Li et al., 2018). Une autre
technique consiste à pomper de l'eau à travers des filtres de maillages différents à l'aide d'une
pompe stationnaire ou immergée (Norén et al., 2009 ; Setälä et al., 2016 ; Zobkov et al., 2019).
Le filet Manta est un dispositif indispensable pour prélever et piéger les microplastiques en
surface de l’eau de mer, ce dernier n’est pas disponible en Algérie et onéreux à l’étranger, d’où
vient l’intérêt de la conception d’un chalut Manta en Algérie.
L’équipe du Professeur Hamdi B du laboratoire LCVRM a fabriqué 2015 pour la première fois
en Algérie un flet Manta en inox qui a servi à mener plusieurs études dans la baie de Bousmail
et la baie d’Alger. Ce dernier a plusieurs inconvénients, notamment son poids excessif, sa
résistance lors de sa traction par l’embarcation et sa non-flottabilité.
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Conception d’un nouveau engin de prélèvement des microplastiques en surface de l’eau de mer - 13/98

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