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Accumulation des microplastiques dans les systèmes marins
Les multiples combinaisons entre les apports de microplastiques (continus et ponctuels) et
leur comportement dans les systèmes aquatiques, sous l’effet de leurs propriétés intrinsèques
(surface/densité) ainsi que de processus physiques, chimiques et biologiques, engendrent des
variabilités spatiales et temporelles (Ryan et al.,2009). Afin de tenter de quantifier les
processus gouvernant l’accumulation des débris de plastiques dans les systèmes estuariens et
côtiers, Critchell and Lambrechts (2016) ont développé un modèle d’advection-diffusion en
étudiant les paramètres suivants : la localisation des sources et la quantité de débris plastiques,
la fragmentation des macroplastiques en microplastiques dans l’eau et sur les plages, la remise
en suspension des plastiques échoués sur les plages sous l’influence du vent, la diffusion, la
dérive due au vent et le taux de sédimentation (densité, fouling). Ils ont montré que la
localisation des sources joue un rôle primordial dans la mise en place de zones
d’accumulation des plastiques dans les systèmes côtiers.
1.15 Distribution spatiale
A l’échelle mondiale, plusieurs travaux ont estimé le stock de plastiques flottants dans les
océans en compilant les observations in situ avec les modèles océanographiques et les
estimations disponibles d’apport de plastiques dans les océans (Cózaret al.,2014; Eriksenet
al., 2014; Sebilleet al., 2015). Les estimations varient de 5,25 à 51 mille milliards de déchets
plastiques (66 à 269 mille tonnes) à la surface des océans (Cózaret al.,2014; Eriksenet al.,
2014; Sebilleet al., 2015). Ces études ont montré que les microplastiques flottants tendent à se
concentrer dans les zones de convergence générées par les 5 gyres subtropicaux suivants :
Pacifique Nord et Sud, Atlantique Nord et Sud, et dans l’Océan Indien, ainsi que dans les
zones côtières où les concentrations sont maximales (fig. 1.5) (Eriksenet al.,2014; Sebilleet
al., 2015). Cette différence peut s’expliquer par la non-inclusion des macroplastiques dans
certaines estimations (Cózaret al.,2014; Sebilleet al., 2015). De plus, Eriksenet al. (2014)
suggèrent que les processus restant tels que la photodégradation, la biodégradation, l’ingestion
par les organismes marins, la sédimentation des particules via le fouling ou par l’entrainement
d’autres particules sédimentant, ainsi que l’échouage le long des côtes peuvent expliquer cette
différence. D’après ce modèle, les microplastiques représentent 92,4 % des 5,25 mille
milliards de particules de plastiques flottant à la surface des océans (fig.8).
Accumulation des microplastiques dans les systèmes marins
Les multiples combinaisons entre les apports de microplastiques (continus et ponctuels) et
leur comportement dans les systèmes aquatiques, sous l’effet de leurs propriétés intrinsèques
(surface/densité) ainsi que de processus physiques, chimiques et biologiques, engendrent des
variabilités spatiales et temporelles (Ryan et al.,2009). Afin de tenter de quantifier les
processus gouvernant l’accumulation des débris de plastiques dans les systèmes estuariens et
côtiers, Critchell and Lambrechts (2016) ont développé un modèle d’advection-diffusion en
étudiant les paramètres suivants : la localisation des sources et la quantité de débris plastiques,
la fragmentation des macroplastiques en microplastiques dans l’eau et sur les plages, la remise
en suspension des plastiques échoués sur les plages sous l’influence du vent, la diffusion, la
dérive due au vent et le taux de sédimentation (densité, fouling). Ils ont montré que la
localisation des sources joue un rôle primordial dans la mise en place de zones
d’accumulation des plastiques dans les systèmes côtiers.
1.15 Distribution spatiale
A l’échelle mondiale, plusieurs travaux ont estimé le stock de plastiques flottants dans les
océans en compilant les observations in situ avec les modèles océanographiques et les
estimations disponibles d’apport de plastiques dans les océans (Cózaret al.,2014; Eriksenet
al., 2014; Sebilleet al., 2015). Les estimations varient de 5,25 à 51 mille milliards de déchets
plastiques (66 à 269 mille tonnes) à la surface des océans (Cózaret al.,2014; Eriksenet al.,
2014; Sebilleet al., 2015). Ces études ont montré que les microplastiques flottants tendent à se
concentrer dans les zones de convergence générées par les 5 gyres subtropicaux suivants :
Pacifique Nord et Sud, Atlantique Nord et Sud, et dans l’Océan Indien, ainsi que dans les
zones côtières où les concentrations sont maximales (fig. 1.5) (Eriksenet al.,2014; Sebilleet
al., 2015). Cette différence peut s’expliquer par la non-inclusion des macroplastiques dans
certaines estimations (Cózaret al.,2014; Sebilleet al., 2015). De plus, Eriksenet al. (2014)
suggèrent que les processus restant tels que la photodégradation, la biodégradation, l’ingestion
par les organismes marins, la sédimentation des particules via le fouling ou par l’entrainement
d’autres particules sédimentant, ainsi que l’échouage le long des côtes peuvent expliquer cette
différence. D’après ce modèle, les microplastiques représentent 92,4 % des 5,25 mille
milliards de particules de plastiques flottant à la surface des océans (fig.8).
