Variables et instruction d’affectation
CHAPITRE 2
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possible que parce qu’il existe un programme de traduction de votre programme en langage
machine : c’est lui qui attribuera une adresse à chaque variable.
1.2 Choix des noms des variables
Certes, vous pouvez toujours considérer que vous ne faites que remplacer une valeur binaire
(l’adresse) par un nom et donc, remplacer un code par un autre. Mais, il faut bien voir que le
nouveau code (le nom) est beaucoup plus simple et surtout très souple car vous avez une
grande liberté dans le choix des noms de vos variables. D’ailleurs, la lisibilité de vos programmes dépendra étroitement de votre habileté à choisir des noms représentatifs des informations qu’ils désignent : ainsi, montant sera un meilleur choix que X pour désigner le
montant d’une facture.
Les quelques limitations qui vous seront imposées dans le choix des noms de variables dépendront du langage de programmation que vous utiliserez. D’une manière générale, dans tous
les langages, un nom de variable est formé d’une ou plusieurs lettres ; les chiffres sont également autorisés, à condition de ne pas apparaître au début du nom.
En revanche, le nombre de caractères autorisés varie avec les langages. Ici, nous ne nous
imposerons aucune contrainte de longueur.
Par ailleurs, à l’instar de ce qui est pratiqué dans les langages actuels, nous utiliserons les
majuscules et les minuscules, ce qui nous permettra d’utiliser des noms significatifs comme
prixVente.
1.3 Attention aux habitudes de l’algèbre
Ce terme de variable évoque probablement celui qu’on emploie en mathématiques. Toutefois, pas mal de choses séparent la variable informatique de la variable mathématique.
Tout d’abord, leurs noms s’écrivent différemment : en mathématiques, on utilise généralement un seul symbole (mais on peut créer des symboles de son choix, utiliser l’alphabet grec...).
Ensuite, et surtout, de par sa nature, une variable informatique ne peut contenir qu’une seule
valeur à un instant donné. Bien sûr, cette valeur pourra évoluer sous l’action de certaines instructions du programme. En mathématiques, en revanche, la situation est fort différente. En
voici deux exemples :
• dans l’affirmation « soit x appartenant à N », le symbole x désigne n’importe quelle valeur
entière,
• dans l’équation ax 2 + bx + c = 0, x désigne simultanément les deux racines (si elles existent)
de l’équation.
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