Ordinateur, programme et langage
CHAPITRE 1
8
Les périphériques d’archivage pallient ces difficultés en fournissant à la fois des mémoires
permanentes et des coûts beaucoup plus faibles. En contrepartie, l’accès à l’information y est
beaucoup plus lent. Deux grandes catégories de périphériques d’archivage sont en
concurrence :
• Les périphériques ne permettant qu’un accès séquentiel à l’information : bandes ou cassettes magnétiques ; pour accéder à un octet quelconque, il est nécessaire de parcourir toute
l’information qui le précède, à l’image de ce que vous faites avec un lecteur de cassettes
audio ou vidéo.
• Les périphériques permettant l’accès direct à l’information : disques magnétiques (dits souvent « disques durs »), disquettes, CD-Rom, DVD... Ils permettent d’accéder presque directement à un octet, comme sur un lecteur de CD audio ; plus précisément, l’information y
est rangée suivant des pistes concentriques et un mécanisme permet d’accéder mécaniquement à l’une quelconque de ces pistes : la lecture de cette piste est ensuite séquentielle (en toute rigueur, l’organisation des CD-Rom et des DVD est sensiblement différente de celle des
disques magnétiques, mais celà n’a guère d’incidence sur leurs possibilités d’accès direct).
La première catégorie de périphériques ne doit sa survie qu’à son coût moins élevé que la
seconde. Actuellement, elle reste surtout utilisée avec les très gros calculateurs.
4 Le langage de l’ordinateur
4.1 Langage machine ou langage de notre cru
Comme nous l’avons vu, l’ordinateur ne sait exécuter qu’un nombre limité d’opérations
élémentaires, dictées par des instructions de programme et codées en binaire. On traduit cela
en disant que l’ordinateur ne « comprend » que le langage machine.
Mais, fort heureusement, cela ne signifie nullement que tout programme doive être réalisé
dans ce langage machine. En effet, et c’est là qu’intervient la seconde idée fondamentale de
l’informatique (après celle de programme enregistré), à savoir : employer l’ordinateur luimême (ou, plus précisément, un programme) pour effectuer la traduction du langage utilisé
dans celui de l’ordinateur.
Nous ne pouvons pas pour autant utiliser n’importe quel langage de notre choix. En effet, il
ne suffit pas de définir un langage, il faut qu’il puisse être traduit en langage machine, ce qui
lui impose nécessairement d’importantes contraintes : un langage naturel comme le français
ne pourrait pas convenir . En outre, il faut que le programme de traduction existe réellement.
Tout ceci explique qu’à l’heure actuelle on doive se restreindre à des langages ayant un nombre très limité de mots, avec des règles de syntaxe assez rigoureuses.
CHAPITRE 1
8
Les périphériques d’archivage pallient ces difficultés en fournissant à la fois des mémoires
permanentes et des coûts beaucoup plus faibles. En contrepartie, l’accès à l’information y est
beaucoup plus lent. Deux grandes catégories de périphériques d’archivage sont en
concurrence :
• Les périphériques ne permettant qu’un accès séquentiel à l’information : bandes ou cassettes magnétiques ; pour accéder à un octet quelconque, il est nécessaire de parcourir toute
l’information qui le précède, à l’image de ce que vous faites avec un lecteur de cassettes
audio ou vidéo.
• Les périphériques permettant l’accès direct à l’information : disques magnétiques (dits souvent « disques durs »), disquettes, CD-Rom, DVD... Ils permettent d’accéder presque directement à un octet, comme sur un lecteur de CD audio ; plus précisément, l’information y
est rangée suivant des pistes concentriques et un mécanisme permet d’accéder mécaniquement à l’une quelconque de ces pistes : la lecture de cette piste est ensuite séquentielle (en toute rigueur, l’organisation des CD-Rom et des DVD est sensiblement différente de celle des
disques magnétiques, mais celà n’a guère d’incidence sur leurs possibilités d’accès direct).
La première catégorie de périphériques ne doit sa survie qu’à son coût moins élevé que la
seconde. Actuellement, elle reste surtout utilisée avec les très gros calculateurs.
4 Le langage de l’ordinateur
4.1 Langage machine ou langage de notre cru
Comme nous l’avons vu, l’ordinateur ne sait exécuter qu’un nombre limité d’opérations
élémentaires, dictées par des instructions de programme et codées en binaire. On traduit cela
en disant que l’ordinateur ne « comprend » que le langage machine.
Mais, fort heureusement, cela ne signifie nullement que tout programme doive être réalisé
dans ce langage machine. En effet, et c’est là qu’intervient la seconde idée fondamentale de
l’informatique (après celle de programme enregistré), à savoir : employer l’ordinateur luimême (ou, plus précisément, un programme) pour effectuer la traduction du langage utilisé
dans celui de l’ordinateur.
Nous ne pouvons pas pour autant utiliser n’importe quel langage de notre choix. En effet, il
ne suffit pas de définir un langage, il faut qu’il puisse être traduit en langage machine, ce qui
lui impose nécessairement d’importantes contraintes : un langage naturel comme le français
ne pourrait pas convenir . En outre, il faut que le programme de traduction existe réellement.
Tout ceci explique qu’à l’heure actuelle on doive se restreindre à des langages ayant un nombre très limité de mots, avec des règles de syntaxe assez rigoureuses.
