Ordinateur, programme et langage
CHAPITRE 1
4
Quand vous transmettez une information à l’ordinateur, par exemple en tapant sur les touches
d’un clavier, il est nécessaire qu’il la transforme en binaire. Nous dirons qu’il réalise un
codage en binaire de cette information. De la même manière, avant de vous fournir un
résultat, il devra opérer une transformation symétrique.
2.2 L’homme code l’information
En toute rigueur, l’ordinateur n’est pas le seul à coder l’information. Pour vous en convaincre, considérez cette petite phrase :
13, treize, vous avez dit XIII.
Vous constatez que la même valeur apparaît exprimée sous trois formes différentes :
13
treize
XIII
La première forme s’exprime avec deux symboles, chacun étant choisi parmi les chiffres de 0
à 9. Nous disons que nous avons utilisé deux positions d’un code à dix moments (les dix chiffres 0, 1, 2... 9).
La deuxième forme s’exprime avec six symboles (lettres), chacun étant choisi parmi les
vingt-six lettres de l’alphabet. Nous disons que nous avons utilisé six positions d’un code à
vingt-six moments.
La dernière forme s’exprime avec quatre positions d’un code à sept moments (les lettres
représentant les chiffres romains : I, V, X, L, C, M et D).
Quant aux codes binaires employés par l’ordinateur, ce sont tout simplement des codes à
deux moments puisqu’il suffit de deux symboles pour exprimer une information binaire. Le
choix de ces deux symboles est purement conventionnel ; généralement on emploie les deux
premiers chiffres de notre système décimal. Ainsi :
10011010
représente une information binaire utilisant huit positions. Chaque position porte le nom de
bit, terme qui est donc l’équivalent, pour les codes binaires, des termes chiffres ou lettres
employés par les codes rencontrés précédemment.
2.3 Ce qui différencie l’homme de l’ordinateur
En définitive, on peut se dire que l’ordinateur et l’homme diffèrent dans leur façon de représenter l’information puisque l’ordinateur ne connaît que le binaire tandis que l’homme est
capable d’utiliser une très grande variété de codes. Mais est-ce bien la seule différence ?
En fait, lorsque, dans un texte, vous rencontrez « 13 » ou « bonjour », il n’est pas besoin
qu’on vous précise quel code a été effectivement employé. Au vu des symboles utilisés, vous
arrivez à leur attribuer une signification. Qui plus est, lorsque vous rencontrez « XII I» dans
la petite phrase du paragraphe 2.2, vous reconnaissez immédiatement le code « chiffres
romains » et non plus le code « lettres de l’alphabet » (et ceci, bien que les chiffres romains
CHAPITRE 1
4
Quand vous transmettez une information à l’ordinateur, par exemple en tapant sur les touches
d’un clavier, il est nécessaire qu’il la transforme en binaire. Nous dirons qu’il réalise un
codage en binaire de cette information. De la même manière, avant de vous fournir un
résultat, il devra opérer une transformation symétrique.
2.2 L’homme code l’information
En toute rigueur, l’ordinateur n’est pas le seul à coder l’information. Pour vous en convaincre, considérez cette petite phrase :
13, treize, vous avez dit XIII.
Vous constatez que la même valeur apparaît exprimée sous trois formes différentes :
13
treize
XIII
La première forme s’exprime avec deux symboles, chacun étant choisi parmi les chiffres de 0
à 9. Nous disons que nous avons utilisé deux positions d’un code à dix moments (les dix chiffres 0, 1, 2... 9).
La deuxième forme s’exprime avec six symboles (lettres), chacun étant choisi parmi les
vingt-six lettres de l’alphabet. Nous disons que nous avons utilisé six positions d’un code à
vingt-six moments.
La dernière forme s’exprime avec quatre positions d’un code à sept moments (les lettres
représentant les chiffres romains : I, V, X, L, C, M et D).
Quant aux codes binaires employés par l’ordinateur, ce sont tout simplement des codes à
deux moments puisqu’il suffit de deux symboles pour exprimer une information binaire. Le
choix de ces deux symboles est purement conventionnel ; généralement on emploie les deux
premiers chiffres de notre système décimal. Ainsi :
10011010
représente une information binaire utilisant huit positions. Chaque position porte le nom de
bit, terme qui est donc l’équivalent, pour les codes binaires, des termes chiffres ou lettres
employés par les codes rencontrés précédemment.
2.3 Ce qui différencie l’homme de l’ordinateur
En définitive, on peut se dire que l’ordinateur et l’homme diffèrent dans leur façon de représenter l’information puisque l’ordinateur ne connaît que le binaire tandis que l’homme est
capable d’utiliser une très grande variété de codes. Mais est-ce bien la seule différence ?
En fait, lorsque, dans un texte, vous rencontrez « 13 » ou « bonjour », il n’est pas besoin
qu’on vous précise quel code a été effectivement employé. Au vu des symboles utilisés, vous
arrivez à leur attribuer une signification. Qui plus est, lorsque vous rencontrez « XII I» dans
la petite phrase du paragraphe 2.2, vous reconnaissez immédiatement le code « chiffres
romains » et non plus le code « lettres de l’alphabet » (et ceci, bien que les chiffres romains
