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Théorie en 30 secondes
104 g Intrication quantique
Le chiffrement
quantique a été utilisé
à Vienne, en 2004, pour
sécuriser un transfert
d’argent électronique.
TEXTE EN 30 SECONDES
Brian Clegg
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
CHARLES H. BENNETT
1943–
Physicien et théoricien de
l’information américain travaillant
principalement pour IBM.
ANTON ZEILINGER
1945–
Physicien des quantas autrichien
spécialiste de l’intrication ayant
un don pour les démonstrations
spectaculaires.
GILLES BRASSARD
1955–
Informaticien et cryptographe
canadien-français.
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LE SPIN QUANTIQUE
page 38
L’EPR
page 98
L’INÉGALITÉ DE BELL
page 100
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
En 2004, Anton Zeilinger,
un physicien expérimental
avant-gardiste dont les
travaux portent sur
l’intrication quantique, a
fait l’expérience d’un carnet
de clés à usage unique, et
ce qu’il a réalisé bat tous les
records établis en
laboratoire en termes
d’avancée scientifique.
Il a relié par les égouts, sur
une distance de 1 600 pieds
(500 mètres), l’Hôtel de
Ville et la Banque
d’Autriche de Vienne et,
après en avoir obtenu
l’autorisation, il a utilisé un
message chiffré par
intrication pour transférer
3 000 euros des fonds du
maire de Vienne vers le
compte de l’université.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
Les particules quantiques,
surtout celles qui sont
intriquées, constituent
de puissants vecteurs
de données secrètes four -
nissant leur propre carnet
de clés à usage unique.
Depuis l’origine de la communication
écrite, on a tenté de protéger la confidentialité
de certains messages. Beaucoup de codes et
de messages chiffrés sont faciles à décrypter,
mais la méthode de chiffrement infaillible
existe : le carnet de clés à usage unique. Il s’agit
d’associer une valeur aléatoire à chaque caractère
à chiffrer. Le résultat est un texte vraiment
aléatoire, qui ne peut être décodé qu’avec la clé.
On utilise peu cette méthode parce ce qu’il est
trop facile, avec l’espionnage, de mettre la main
sur le carnet de clés. Or il se trouve que la
physique quantique peut résoudre le problème.
La cryptographie quantique a vu le jour grâce à
Charles Bennett et Gilles Brassard, qui se sont
servi, comme clé, de la polarisation de photons
séparés. Ils ont inventé le carnet de clés à
chiffrement unique, mais des problèmes
techniques ont fait qu’il demeurait vulnérable
à de possibles interceptions. L’intrication
quantique, quant à elle, fournit un carnet de
clés dont l’existence tient à l’envoi du message.
Le plus souvent, l’aspect aléatoire de la valeur
communiquée instantanément par l’intrication
quantique est un inconvénient. Mais si cette
valeur aléatoire sert de clé, elle pourra décoder
le message aussitôt qu’il sera chiffré. Qui plus
est, il est possible de vérifier si les particules
sont toujours intriquées, donc le système
détecte automatiquement toute interception
de la clé quantique.
LE CHIFFREMENT
QUANTIQUE
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Théorie en 30 secondes
104 g Intrication quantique
Le chiffrement
quantique a été utilisé
à Vienne, en 2004, pour
sécuriser un transfert
d’argent électronique.
TEXTE EN 30 SECONDES
Brian Clegg
BIOGRAPHIES EN 3 SECONDES
CHARLES H. BENNETT
1943–
Physicien et théoricien de
l’information américain travaillant
principalement pour IBM.
ANTON ZEILINGER
1945–
Physicien des quantas autrichien
spécialiste de l’intrication ayant
un don pour les démonstrations
spectaculaires.
GILLES BRASSARD
1955–
Informaticien et cryptographe
canadien-français.
THÉORIES LIÉES
Voir aussi
LE SPIN QUANTIQUE
page 38
L’EPR
page 98
L’INÉGALITÉ DE BELL
page 100
RÉFLEXION EN 3 MINUTES
En 2004, Anton Zeilinger,
un physicien expérimental
avant-gardiste dont les
travaux portent sur
l’intrication quantique, a
fait l’expérience d’un carnet
de clés à usage unique, et
ce qu’il a réalisé bat tous les
records établis en
laboratoire en termes
d’avancée scientifique.
Il a relié par les égouts, sur
une distance de 1 600 pieds
(500 mètres), l’Hôtel de
Ville et la Banque
d’Autriche de Vienne et,
après en avoir obtenu
l’autorisation, il a utilisé un
message chiffré par
intrication pour transférer
3 000 euros des fonds du
maire de Vienne vers le
compte de l’université.
CONDENSÉ EN 3 SECONDES
Les particules quantiques,
surtout celles qui sont
intriquées, constituent
de puissants vecteurs
de données secrètes four -
nissant leur propre carnet
de clés à usage unique.
Depuis l’origine de la communication
écrite, on a tenté de protéger la confidentialité
de certains messages. Beaucoup de codes et
de messages chiffrés sont faciles à décrypter,
mais la méthode de chiffrement infaillible
existe : le carnet de clés à usage unique. Il s’agit
d’associer une valeur aléatoire à chaque caractère
à chiffrer. Le résultat est un texte vraiment
aléatoire, qui ne peut être décodé qu’avec la clé.
On utilise peu cette méthode parce ce qu’il est
trop facile, avec l’espionnage, de mettre la main
sur le carnet de clés. Or il se trouve que la
physique quantique peut résoudre le problème.
La cryptographie quantique a vu le jour grâce à
Charles Bennett et Gilles Brassard, qui se sont
servi, comme clé, de la polarisation de photons
séparés. Ils ont inventé le carnet de clés à
chiffrement unique, mais des problèmes
techniques ont fait qu’il demeurait vulnérable
à de possibles interceptions. L’intrication
quantique, quant à elle, fournit un carnet de
clés dont l’existence tient à l’envoi du message.
Le plus souvent, l’aspect aléatoire de la valeur
communiquée instantanément par l’intrication
quantique est un inconvénient. Mais si cette
valeur aléatoire sert de clé, elle pourra décoder
le message aussitôt qu’il sera chiffré. Qui plus
est, il est possible de vérifier si les particules
sont toujours intriquées, donc le système
détecte automatiquement toute interception
de la clé quantique.
LE CHIFFREMENT
QUANTIQUE
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