41
3.1 Choix de l’architecture matérielle
Cette architecture permet de déplacer ou dupliquer un environnement, ou de
monter en charge très rapidement, sans réinstallation et sans aucune modification
de la configuration logicielle. Elle permet également de rationaliser le nombre de
machines physiques, en multipliant leur capacité d’accueil. C’est un paradigme qui
regroupe les notions de montée en charge verticale et horizontale (scale up et scale
out) en une seule.
La virtualisation permet de mettre en place très rapidement des environnements
de test ou de développement, mais elle est de plus en plus utilisée pour héberger de
vrais serveurs de production, lorsqu’une bonne performance doit être assurée. Pour
ce type de besoin, le logiciel de virtualisation doit s’appuyer sur une architecture
matérielle adaptée.
Parmi les quelques outils logiciels de virtualisation sur le marché, les deux plus
répandus sont Microsoft Virtual Server et VMware Server (puis XenEnterprise et
VirtualIron). Ils sont utiles pour les environnements de test et de développement.
Pour obtenir les performances nécessaires à une machine de production, une solution plus puissante comme VMware ESX est requise. Son nom complet est VMware
ESX Server, car il s’agit en réalité d’un système d’exploitation en tant que tel. Alors
que les logiciels traditionnels de virtualisation s’installent sur un système d’exploitation tel que Windows ou un UNIX, ESX regroupe les deux couches : OS et virtualisation, ce qui permet un niveau de performance largement supérieur. Il comporte
également des outils d’administration qui facilitent la gestion centralisée des machines virtuelles, leur clonage et leur migration, notamment.
L’allocation des ressources peut être réalisée dynamiquement. Un module comme
VMware DRS (Distributed Resource Scheduler) permet d’attribuer les ressources entre
les machines virtuelles selon leur besoin, par rapport à des règles prédéfinies.
L’usage de machines virtuelles facilite également la sauvegarde des données : une
machine virtuelle peut être sauvegardée directement au niveau du système hôte
(ESX lui-même dans ce cas), et un système de basculement automatique peut être
configuré à l’aide de l’outil VMware HA (High Availability). Une machine virtuelle
peut être automatiquement relancée sur un autre serveur faisant partie de la
« ferme ».
Nous n’allons pas détailler l’optimisation de serveurs virtualisés, c’est un travail
en soi 1 . Nous énumérons simplement quelques règles de base à suivre si vous voulez
mettre en place ce type d’infrastructure.
• Vous trouvez sur le site de VMware un outil de benchmarking nommé
Vmmark.
• Choisissez des processeurs Dual-Core (ou mieux, Quad-Core). Des tests effectués par Dell montrent un gain de performance d’environ 50 % sur des Intel
Xeon Dual-Core 32 bits par rapport à des processeurs single-core, et d’autres
1. Si vous vous y intéressez, nous vous conseillons l’ouvrage de Edward Haletky, VMware ESX
Server in the Enterprise, que vous trouverez dans la bibliographie.
3.1 Choix de l’architecture matérielle
Cette architecture permet de déplacer ou dupliquer un environnement, ou de
monter en charge très rapidement, sans réinstallation et sans aucune modification
de la configuration logicielle. Elle permet également de rationaliser le nombre de
machines physiques, en multipliant leur capacité d’accueil. C’est un paradigme qui
regroupe les notions de montée en charge verticale et horizontale (scale up et scale
out) en une seule.
La virtualisation permet de mettre en place très rapidement des environnements
de test ou de développement, mais elle est de plus en plus utilisée pour héberger de
vrais serveurs de production, lorsqu’une bonne performance doit être assurée. Pour
ce type de besoin, le logiciel de virtualisation doit s’appuyer sur une architecture
matérielle adaptée.
Parmi les quelques outils logiciels de virtualisation sur le marché, les deux plus
répandus sont Microsoft Virtual Server et VMware Server (puis XenEnterprise et
VirtualIron). Ils sont utiles pour les environnements de test et de développement.
Pour obtenir les performances nécessaires à une machine de production, une solution plus puissante comme VMware ESX est requise. Son nom complet est VMware
ESX Server, car il s’agit en réalité d’un système d’exploitation en tant que tel. Alors
que les logiciels traditionnels de virtualisation s’installent sur un système d’exploitation tel que Windows ou un UNIX, ESX regroupe les deux couches : OS et virtualisation, ce qui permet un niveau de performance largement supérieur. Il comporte
également des outils d’administration qui facilitent la gestion centralisée des machines virtuelles, leur clonage et leur migration, notamment.
L’allocation des ressources peut être réalisée dynamiquement. Un module comme
VMware DRS (Distributed Resource Scheduler) permet d’attribuer les ressources entre
les machines virtuelles selon leur besoin, par rapport à des règles prédéfinies.
L’usage de machines virtuelles facilite également la sauvegarde des données : une
machine virtuelle peut être sauvegardée directement au niveau du système hôte
(ESX lui-même dans ce cas), et un système de basculement automatique peut être
configuré à l’aide de l’outil VMware HA (High Availability). Une machine virtuelle
peut être automatiquement relancée sur un autre serveur faisant partie de la
« ferme ».
Nous n’allons pas détailler l’optimisation de serveurs virtualisés, c’est un travail
en soi 1 . Nous énumérons simplement quelques règles de base à suivre si vous voulez
mettre en place ce type d’infrastructure.
• Vous trouvez sur le site de VMware un outil de benchmarking nommé
Vmmark.
• Choisissez des processeurs Dual-Core (ou mieux, Quad-Core). Des tests effectués par Dell montrent un gain de performance d’environ 50 % sur des Intel
Xeon Dual-Core 32 bits par rapport à des processeurs single-core, et d’autres
1. Si vous vous y intéressez, nous vous conseillons l’ouvrage de Edward Haletky, VMware ESX
Server in the Enterprise, que vous trouverez dans la bibliographie.
