© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Tout le contenu du chapitre 2, depuis les lois de Snell-Descartes jusqu’à
l’étude du trajet d’un rayon se propageant vers un milieu plus ou moins
réfringent.
Nous proposons tout d’abord l’étude du trajet d’un rayon lumineux
dans un prisme après réfraction à travers les faces d’entrée et de sortie,
pour tous les angles d’incidence compris entre 0 et 90°. On en déduit
ainsi les formules du prisme. Dans le cas où le rayon subit une réflexion
sur la deuxième face, quelques dispositifs particuliers sont décrits.
1. DÉFINITIONS
Un prisme, souvent constitué de verre, est un milieu homogène, transparent et isotrope,
limité par deux dioptres plans non parallèles, appelés les faces d’entrée et de sortie du
prisme. Leur intersection forme l’arête du prisme, caractérisée par un angle A . Enfin,
on appelle base du prisme, la troisième face, dont les bords sont généralement parallèles
à l’arête. Elle se distingue souvent des deux autres faces car elle est dépolie. Dans ce cas,
elle ne peut pas jouer le rôle de face d’entrée ou de sortie du prisme, et diffuse les
rayons incidents. La représentation
d’un prisme dans l’espace est donnée
sur la figure 3.1.
On appelle plan d’incidence le plan
formé par le rayon incident et la normale à la face d’entrée du prisme au
point d’incidence. Nous savons qu’après
avoir traversé le prisme, le rayon incident reste dans le plan d’incidence où il
est dévié (voir chapitre 2). C’est pourquoi, dans toute la suite de ce livre,
comme dans la plupart des ouvrages, le
prisme sera généralement représenté
en coupe dans ce plan.
C H A P I T R E 3
LE PRISME
Pré-requis
Objectif
;; ;;
Plan principal
Base Base
Arête
A
Faisceau
incident
Figure 3.1 • Représentation du prisme d’angle A
dans l’espace. On définit l’arête, la base et le plan
principal perpendiculaire à l’arête.
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