2.3.4. Lunette de Galilée
Le modèle de lunette étudié dans les paragraphes précédents présente le défaut de renverser les images. Pour l’observation terrestre, il faut alors adapter un redresseur ou remplacer l’oculaire convergent par un oculaire divergent ; on obtient ainsi la lunette dite
de Galilée. C’est également le principe des jumelles à faible grossissement dites
« jumelles de théâtre ».
Avec par exemple f
1 = 1 m et f
2 = −1 cm , on obtient G = 100 .
10 • Instruments et photométrie
303
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Quand le grossissement diminue, le cercle oculaire augmente ; il existe une valeur
minimale du grossissement telle que le cercle oculaire recouvre exactement la
pupille de l’œil. Si l’on diminue encore le grossissement, le cercle oculaire augmente
et on perd de la lumière. On appelle grossissement équipupillaire le grossissement
tel que le cercle oculaire ait la même taille que la pupille de l’œil : G e =
D
p
où D est
le diamètre de l’objectif et p la taille de la pupille. Une paire de jumelles (7 × 50 )
utilisées de jour (p = 4 mm) possède un grossissement équipupillaire égal à
50/4 = 12,5 . Le grossissement réel est volontairement plus petit (7) afin de faciliter
l’observation binoculaire. Si le grossissement était trop important, on aurait des difficultés à placer les deux images en face des yeux.
Encart 10.7. Le grossissement équipupillaire
;
;
S 1
S 2
L 1
B'
F 2
et
F' 1
Vers B
Vers B''
θ'
θ
Figure 10.17 • Le grossissement de la lunette de Galilée.
3. QUELQUES ÉLÉMENTS DE PHOTOMÉTRIE ÉNERGÉTIQUE
Chacun d’entre nous a pu expérimenter le fait que la lumière transporte de l’énergie :
les rayons du Soleil chauffent la peau, une ampoule électrique dégage de la chaleur... Le
but de la photométrie est d’étudier la manière dont cette énergie se transmet à travers
des systèmes optiques. On distingue deux systèmes photométriques différents suivant
que l’on intègre ou non la sensibilité de l’œil : la photométrie énergétique et la photométrie visuelle. Dans ce chapitre, nous ne traiterons que la partie énergétique en utilisant les unités classiques du système international (Watt...)
3.1. Éclairement
Considérons une source isotrope émettant dans tout l’espace : on la qualifie d’isotrope,
parce qu’aucune direction n’est privilégiée dans cette émission. On appelle puissance
Le modèle de lunette étudié dans les paragraphes précédents présente le défaut de renverser les images. Pour l’observation terrestre, il faut alors adapter un redresseur ou remplacer l’oculaire convergent par un oculaire divergent ; on obtient ainsi la lunette dite
de Galilée. C’est également le principe des jumelles à faible grossissement dites
« jumelles de théâtre ».
Avec par exemple f
1 = 1 m et f
2 = −1 cm , on obtient G = 100 .
10 • Instruments et photométrie
303
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Quand le grossissement diminue, le cercle oculaire augmente ; il existe une valeur
minimale du grossissement telle que le cercle oculaire recouvre exactement la
pupille de l’œil. Si l’on diminue encore le grossissement, le cercle oculaire augmente
et on perd de la lumière. On appelle grossissement équipupillaire le grossissement
tel que le cercle oculaire ait la même taille que la pupille de l’œil : G e =
D
p
où D est
le diamètre de l’objectif et p la taille de la pupille. Une paire de jumelles (7 × 50 )
utilisées de jour (p = 4 mm) possède un grossissement équipupillaire égal à
50/4 = 12,5 . Le grossissement réel est volontairement plus petit (7) afin de faciliter
l’observation binoculaire. Si le grossissement était trop important, on aurait des difficultés à placer les deux images en face des yeux.
Encart 10.7. Le grossissement équipupillaire
;
;
S 1
S 2
L 1
B'
F 2
et
F' 1
Vers B
Vers B''
θ'
θ
Figure 10.17 • Le grossissement de la lunette de Galilée.
3. QUELQUES ÉLÉMENTS DE PHOTOMÉTRIE ÉNERGÉTIQUE
Chacun d’entre nous a pu expérimenter le fait que la lumière transporte de l’énergie :
les rayons du Soleil chauffent la peau, une ampoule électrique dégage de la chaleur... Le
but de la photométrie est d’étudier la manière dont cette énergie se transmet à travers
des systèmes optiques. On distingue deux systèmes photométriques différents suivant
que l’on intègre ou non la sensibilité de l’œil : la photométrie énergétique et la photométrie visuelle. Dans ce chapitre, nous ne traiterons que la partie énergétique en utilisant les unités classiques du système international (Watt...)
3.1. Éclairement
Considérons une source isotrope émettant dans tout l’espace : on la qualifie d’isotrope,
parce qu’aucune direction n’est privilégiée dans cette émission. On appelle puissance
