8 • Énergie
et changement climatique
305
8.3 Analyse du cycle de vie (ACV)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
lement utilisé est l’antimoine (Sb) sachant qu’il existe une équivalence
entre le kg de Sb et celui de chaque autre ressource naturelle.
– Le changement climatique est défini comme l’impact généré par
les activités humaines sur le forçage radiatif de l’atmosphère. La plupart des émissions gazeuses renforcent le forçage radiatif entraînant
une élévation de température de la planète (voir plus haut). L’impact
sur le changement climatique des émissions gazeuses est représenté
par le GWP (global warming potential) des gaz à effet de serre (GES)
donné en kgCO 2 eq par kg de gaz émis.
– L’acidification correspond aux émissions de substances acides qui
ont des impacts variés sur le sol, l’eau, la végétation, les espèces vivantes ainsi que sur les matériaux (bâtiments, etc.). Certains effets sont
bien connus comme la mortalité des poissons, la déforestation et l’attaque des bâtiments. La mesure de cet impact s’effectue au travers d’un
potentiel d’acidification pour chaque substance émise qui est donné en
kgSO 2 eq par kg de substance émise.
– L’eutrophisation rend compte essentiellement des émissions de
composés azotés ou phosphorés liés à la chaîne alimentaire. La mesure
de cet impact s’effectue soit au travers de la mesure des émissions
d’éléments azotés soit au travers de la mesure des NO x émis. Ici, nous
considérerons les émissions de composés phosphorés données en
kgPO 4 eq par kg d’émission, sachant qu’il existe une équivalence entre
les différents types d’émissions.
■ L’éco-indicateur EI’99
Les catégories d’impacts introduites précédemment permettent d’évaluer l’impact de tout procédé par rapport à une catégorie précise
d’impacts. Il est tentant de rechercher à définir un éco-indicateur absolu
qui représente une moyenne pondérée de ces différents impacts partiels
afin de représenter l’impact global d’un procédé sur l’environnement.
L’éco-indicateur EI’99 conçu privilégie trois types d’impacts : sur la santé
humaine, sur l’équilibre de l’écosystème et enfin sur l’épuisement des
ressources naturelles. Il faut être prudent sur son utilisation car il
dépend bien entendu des coefficients de la pondération retenue pour le
définir. Un autre éco-indicateur pourrait conduire à des résultats différents. Cet éco-indicateur va être utilisé dans l’étude de cas suivante.
et changement climatique
305
8.3 Analyse du cycle de vie (ACV)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
lement utilisé est l’antimoine (Sb) sachant qu’il existe une équivalence
entre le kg de Sb et celui de chaque autre ressource naturelle.
– Le changement climatique est défini comme l’impact généré par
les activités humaines sur le forçage radiatif de l’atmosphère. La plupart des émissions gazeuses renforcent le forçage radiatif entraînant
une élévation de température de la planète (voir plus haut). L’impact
sur le changement climatique des émissions gazeuses est représenté
par le GWP (global warming potential) des gaz à effet de serre (GES)
donné en kgCO 2 eq par kg de gaz émis.
– L’acidification correspond aux émissions de substances acides qui
ont des impacts variés sur le sol, l’eau, la végétation, les espèces vivantes ainsi que sur les matériaux (bâtiments, etc.). Certains effets sont
bien connus comme la mortalité des poissons, la déforestation et l’attaque des bâtiments. La mesure de cet impact s’effectue au travers d’un
potentiel d’acidification pour chaque substance émise qui est donné en
kgSO 2 eq par kg de substance émise.
– L’eutrophisation rend compte essentiellement des émissions de
composés azotés ou phosphorés liés à la chaîne alimentaire. La mesure
de cet impact s’effectue soit au travers de la mesure des émissions
d’éléments azotés soit au travers de la mesure des NO x émis. Ici, nous
considérerons les émissions de composés phosphorés données en
kgPO 4 eq par kg d’émission, sachant qu’il existe une équivalence entre
les différents types d’émissions.
■ L’éco-indicateur EI’99
Les catégories d’impacts introduites précédemment permettent d’évaluer l’impact de tout procédé par rapport à une catégorie précise
d’impacts. Il est tentant de rechercher à définir un éco-indicateur absolu
qui représente une moyenne pondérée de ces différents impacts partiels
afin de représenter l’impact global d’un procédé sur l’environnement.
L’éco-indicateur EI’99 conçu privilégie trois types d’impacts : sur la santé
humaine, sur l’équilibre de l’écosystème et enfin sur l’épuisement des
ressources naturelles. Il faut être prudent sur son utilisation car il
dépend bien entendu des coefficients de la pondération retenue pour le
définir. Un autre éco-indicateur pourrait conduire à des résultats différents. Cet éco-indicateur va être utilisé dans l’étude de cas suivante.
