1. Introduction
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où η est un coefficient de proportionnalité. De la propriété générale I 2 ≥ (I)
2 ,
on déduit que I 12 /I 1 I 2 ≥ 1. Passant maintenant au cas des photons, on définit
par analogie avec les intensités, les probabilités p 1 et p 2 de déclencher les
détecteurs D 1 et D 2 et la probabilité p 12 de déclenchement simultané, ainsi
que le rapport
α =
p 12
p 1 p 2
L’expérience (Jacques et al. [2005]) faite avec la lumière atténuée d’une LED
donne α =1.07± 0.08, ce qui s’explique par le fait que l’onde lumineuse est un
état cohérent du champ (§ 17.2.1) : la lumière atténuée contient 0.01 photon
par impulsion, et la probabilité de trouver deux photons dans l’impulsion est
de 0.5×10
−4 . Une expérience d’interférences en lumière atténuée n’est pas une
expérience faite avec des photons uniques. Le critère de lumière non-classique
est α<1, et avec des photons uniques, il faut en théorie atteindre α =0 .
En raison des imperfections expérimentales, il est impossible d’atteindre cette
limite, mais on arrive tout de même à α =0 .12 ± 0.02 avec la source de
photons uniques utilisée par Jacques et al. [2005].
S = source de photons uniques
S
LS
D 1
D 2
Fig. 1.11 – Lame séparatrice LS et comptage de photons par des photodétecteurs
D1 et D2. La lame séparatrice réfléchit ou transmet un photon avec une probabilité
de 50 %.
Il nous faut donc admettre qu’une particule quantique présente àl a
fois un aspect ondulatoire et un aspect corpusculaire : c’est donc un objet
entièrement nouveau et étrange, du moins pour notre intuition formée par
la pratique d’objets macroscopiques. Comme l’écrivent Lévy-Leblond et
Balibar, paraphrasant Feynman “les objets quantiques sont complètement cinglés”, mais ils ajoutent “au moins le sont-ils tous de la même façon”. En effet
photons, électrons, neutrons, atomes, molécules... ont tous ce même comportement, à la fois ondulatoire et corpusculaire parfois appelé “dualité onde-
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où η est un coefficient de proportionnalité. De la propriété générale I 2 ≥ (I)
2 ,
on déduit que I 12 /I 1 I 2 ≥ 1. Passant maintenant au cas des photons, on définit
par analogie avec les intensités, les probabilités p 1 et p 2 de déclencher les
détecteurs D 1 et D 2 et la probabilité p 12 de déclenchement simultané, ainsi
que le rapport
α =
p 12
p 1 p 2
L’expérience (Jacques et al. [2005]) faite avec la lumière atténuée d’une LED
donne α =1.07± 0.08, ce qui s’explique par le fait que l’onde lumineuse est un
état cohérent du champ (§ 17.2.1) : la lumière atténuée contient 0.01 photon
par impulsion, et la probabilité de trouver deux photons dans l’impulsion est
de 0.5×10
−4 . Une expérience d’interférences en lumière atténuée n’est pas une
expérience faite avec des photons uniques. Le critère de lumière non-classique
est α<1, et avec des photons uniques, il faut en théorie atteindre α =0 .
En raison des imperfections expérimentales, il est impossible d’atteindre cette
limite, mais on arrive tout de même à α =0 .12 ± 0.02 avec la source de
photons uniques utilisée par Jacques et al. [2005].
S = source de photons uniques
S
LS
D 1
D 2
Fig. 1.11 – Lame séparatrice LS et comptage de photons par des photodétecteurs
D1 et D2. La lame séparatrice réfléchit ou transmet un photon avec une probabilité
de 50 %.
Il nous faut donc admettre qu’une particule quantique présente àl a
fois un aspect ondulatoire et un aspect corpusculaire : c’est donc un objet
entièrement nouveau et étrange, du moins pour notre intuition formée par
la pratique d’objets macroscopiques. Comme l’écrivent Lévy-Leblond et
Balibar, paraphrasant Feynman “les objets quantiques sont complètement cinglés”, mais ils ajoutent “au moins le sont-ils tous de la même façon”. En effet
photons, électrons, neutrons, atomes, molécules... ont tous ce même comportement, à la fois ondulatoire et corpusculaire parfois appelé “dualité onde-
