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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Le physicien allemand Heinrich Hertz fut le premier à
obseiVer l'effet photoélectrique en 1887 tandis qu'il effectuait
une ingénieuse série d'expériences qui démontraient 1 'existence d'ondes électromagnétiques. Il remarqua par hasard
que l'étincelle entre deux sphères de métal devenait plus
brillante lorsqu'une des sphères était éclairée par une
lumière ultraviolette. Après avoir étudié pendant des mois ce
«phénomène totalement nouveau et très énigmatique 59 »,il ne
pouvait en offrir aucune explication, mais croyait, incorrectement, qu'il se limitait à l'usage de la lumière ultraviolette.
« Naturellement, ce serait bien si ce phénomène était
moins énigmatique, avoua Hertz. Toutefois, on peut espérer
que, lorsque cette énigme sera résolue, elle mettra en lumière
plus de faits nouveaux que si elle était facile à résoudre 60 • »
C'était une déclaration prophétique, mais Hertz ne put
jamais voir sa prédiction se réaliser. Il mourut tragiquement
en 1894 à l'âge de trente-six ans seulement.
Ce fut son ancien assistant, Philipp Lenard, qui, en 1902,
renforça le mystère entourant l'effet photoélectrique quand il
découvrit que cet effet se manifestait aussi dans le vide
lorsqu'il plaça deux plaques de métal dans un tube de verre
et purgea l'air. En reliant les plaques à un accumulateur,
Lenard découvrit qu'un courant passait lorsqu'une des plaques
était irradiée à la lumière ultraviolette. L'effet photoélectrique
s'expliquait par l'émission d'électrons à partir de la surface
métallique irradiée. Projeter une lumière ultraviolette sur la
plaque donnait à certains électrons assez d'énergie pour
s'arracher à la surface métallique et franchir l'inteiValle entre
les deux plaques, fermant ainsi le circuit pour produire un
«courant photoélectrique», Toutefois, Lenard découvrit aussi
des faits dérangeants qui contredisaient la physique connue.
C'est alors qu'Einstein entra en scène avec son quantum de
lumière.
On s'attendait à ce qu'en augmentant l'intensité du faisceau
lumineux, en le rendant plus brillant, on émette le même
nombre d'électrons à partir de la surface métallique, mais doté
chacun de plus d'énergie. Lenard découvrit qu'il se passait
exactement le contraire : les électrons étaient émis en plus
grand nombre, avec une énergie individuelle inchangée. La
LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Le physicien allemand Heinrich Hertz fut le premier à
obseiVer l'effet photoélectrique en 1887 tandis qu'il effectuait
une ingénieuse série d'expériences qui démontraient 1 'existence d'ondes électromagnétiques. Il remarqua par hasard
que l'étincelle entre deux sphères de métal devenait plus
brillante lorsqu'une des sphères était éclairée par une
lumière ultraviolette. Après avoir étudié pendant des mois ce
«phénomène totalement nouveau et très énigmatique 59 »,il ne
pouvait en offrir aucune explication, mais croyait, incorrectement, qu'il se limitait à l'usage de la lumière ultraviolette.
« Naturellement, ce serait bien si ce phénomène était
moins énigmatique, avoua Hertz. Toutefois, on peut espérer
que, lorsque cette énigme sera résolue, elle mettra en lumière
plus de faits nouveaux que si elle était facile à résoudre 60 • »
C'était une déclaration prophétique, mais Hertz ne put
jamais voir sa prédiction se réaliser. Il mourut tragiquement
en 1894 à l'âge de trente-six ans seulement.
Ce fut son ancien assistant, Philipp Lenard, qui, en 1902,
renforça le mystère entourant l'effet photoélectrique quand il
découvrit que cet effet se manifestait aussi dans le vide
lorsqu'il plaça deux plaques de métal dans un tube de verre
et purgea l'air. En reliant les plaques à un accumulateur,
Lenard découvrit qu'un courant passait lorsqu'une des plaques
était irradiée à la lumière ultraviolette. L'effet photoélectrique
s'expliquait par l'émission d'électrons à partir de la surface
métallique irradiée. Projeter une lumière ultraviolette sur la
plaque donnait à certains électrons assez d'énergie pour
s'arracher à la surface métallique et franchir l'inteiValle entre
les deux plaques, fermant ainsi le circuit pour produire un
«courant photoélectrique», Toutefois, Lenard découvrit aussi
des faits dérangeants qui contredisaient la physique connue.
C'est alors qu'Einstein entra en scène avec son quantum de
lumière.
On s'attendait à ce qu'en augmentant l'intensité du faisceau
lumineux, en le rendant plus brillant, on émette le même
nombre d'électrons à partir de la surface métallique, mais doté
chacun de plus d'énergie. Lenard découvrit qu'il se passait
exactement le contraire : les électrons étaient émis en plus
grand nombre, avec une énergie individuelle inchangée. La
