LE FORÇAT DES BREVETS
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correcte, mais son analyse révéla ce qu'Einstein soupçonnait
depuis toujours. Planck aurait dû aboutir à une formule totalement différente. Toutefois, puisqu'il connaissait l'équation
qu'il cherchait, Planck avait façonné sa dérivation pour
l'obtenir. Einstein trouva l'endroit exact où Planck était sorti
du droit chemin. Désespérant de pouvoir justifier une équation dont il savait qu'elle était en parfait accord avec les expériences, Planck avait manqué de cohérence dans l'application
des idées et des techniques qu'il avait utilisées ou qui étaient
à sa disposition. Si Planck avait été cohérent, comprit Einstein,
il aurait obtenu une équation différente et qui n'aurait pas
été en accord avec les données expérimentales.
C'est lord Rayleigh qui avait, à l'origine, proposé cette
autre formule en juin 1900, mais Planck n'y avait guère prêté
~ttention, ou peut-être même l'avait-il complètement ignorée.
A l'époque, il ne croyait pas à l'existence des atomes et donc
n'approuvait pas l'utilisation par Rayleigh du théorème de
l'équipartition. Les atomes sont libres de se mouvoir de trois
manières seulement : de haut en bas, d'arrière en avant et de
gauche à droite. Chacun de ces « degrés de liberté » est pour
un atome une manière indépendante de recevoir et d'emmagasiner de l'énergie. En plus de ces trois sortes de mouvements «translationnels», une molécule composée de deux
ou plusieurs atomes a trois types de mouvements de rotation
autour des axes imaginaires reliant les atomes, ce qui lui
donne au total six degrés de liberté. Selon le théorème de
l'équipartition, l'énergie d'un gaz devrait être répartie également parmi ses molécules et ensuite divisée également entre
les différentes manières dont une molécule peut se mouvoir.
Rayleigh utilisa le théorème de l'équipartition pour ventiler
l'énergie du rayonnement du corps noir sur les différentes
longueurs d'onde du rayonnement présent à l'intérieur
d'une cavité. C'était là une application impeccable de la
physique de Newton, Maxwell et Boltzmann. Outre une erreur
numérique qui serait plus tard corrigée par James Jeans, il y
avait un problème avec ce qu'on appela finalement la loi de
Rayleigh:Jeans. Elle prédisait l'accumulation d'une quantité
infinie d'énergie dans la région ultraviolette du spectre.
C'était un dysfonctionnement de la physique classique, qu'on
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correcte, mais son analyse révéla ce qu'Einstein soupçonnait
depuis toujours. Planck aurait dû aboutir à une formule totalement différente. Toutefois, puisqu'il connaissait l'équation
qu'il cherchait, Planck avait façonné sa dérivation pour
l'obtenir. Einstein trouva l'endroit exact où Planck était sorti
du droit chemin. Désespérant de pouvoir justifier une équation dont il savait qu'elle était en parfait accord avec les expériences, Planck avait manqué de cohérence dans l'application
des idées et des techniques qu'il avait utilisées ou qui étaient
à sa disposition. Si Planck avait été cohérent, comprit Einstein,
il aurait obtenu une équation différente et qui n'aurait pas
été en accord avec les données expérimentales.
C'est lord Rayleigh qui avait, à l'origine, proposé cette
autre formule en juin 1900, mais Planck n'y avait guère prêté
~ttention, ou peut-être même l'avait-il complètement ignorée.
A l'époque, il ne croyait pas à l'existence des atomes et donc
n'approuvait pas l'utilisation par Rayleigh du théorème de
l'équipartition. Les atomes sont libres de se mouvoir de trois
manières seulement : de haut en bas, d'arrière en avant et de
gauche à droite. Chacun de ces « degrés de liberté » est pour
un atome une manière indépendante de recevoir et d'emmagasiner de l'énergie. En plus de ces trois sortes de mouvements «translationnels», une molécule composée de deux
ou plusieurs atomes a trois types de mouvements de rotation
autour des axes imaginaires reliant les atomes, ce qui lui
donne au total six degrés de liberté. Selon le théorème de
l'équipartition, l'énergie d'un gaz devrait être répartie également parmi ses molécules et ensuite divisée également entre
les différentes manières dont une molécule peut se mouvoir.
Rayleigh utilisa le théorème de l'équipartition pour ventiler
l'énergie du rayonnement du corps noir sur les différentes
longueurs d'onde du rayonnement présent à l'intérieur
d'une cavité. C'était là une application impeccable de la
physique de Newton, Maxwell et Boltzmann. Outre une erreur
numérique qui serait plus tard corrigée par James Jeans, il y
avait un problème avec ce qu'on appela finalement la loi de
Rayleigh:Jeans. Elle prédisait l'accumulation d'une quantité
infinie d'énergie dans la région ultraviolette du spectre.
C'était un dysfonctionnement de la physique classique, qu'on
