LE FORÇAT DES BREVETS
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pratique l'avaient conduit à choisir un avenir de professeur
de mathématiques et de physique 21 • Toujours est-il qu'Einstein se trouva être, en octobre 1896, le plus jeune de onze
nouveaux étudiants à l'Institut de formation pour professeurs
spécialisés en sciences mathématiques et physiques du Poly. Il
était l'un des cinq qui cherchaient à obtenir la qualité
d'enseignant en mathématiques et physique. La seule femme
parmi eux allait être sa future épouse.
Aucun des amis d'Albert ne pouvait comprendre ce qui
l'attirait chez cette Mileva Marie. C'était une Serbe de
Hongrie, de quatre ans son aînée, et qui boitait légèrement
à la suite d'un épisode tuberculeux dans son enfance. La
première année, ils suivirent ensemble les cinq cours obligatoires de mathématiques et celui de mécanique - l'unique
cours de physique au programme. Bien qu'il ait dévoré son
petit livre sacré de géométrie quand il était à Munich, Einstein ne s'intéressait plus guère aux mathématiques pour
elles-mêmes. Hermann Minkowski, dont il suivit les cours de
mathématiques, qualifia Einstein de «chien paresseux». Ce
n'était pas de l'apathie, mais l'incapacité à comprendre,
comme Einstein l'avoua plus tard, que «l'accès à une connaissance plus profonde des principes fondamentaux de la
physique est lié aux méthodes mathématiques les plus
complexes 22 ». Il l'apprit à ses dépens tout au long des
années de recherche qui suivirent. Il regretta de n'avoir pas
fait plus d'efforts pour acquérir « des bases solides en
mathématiques 23 ,, •
Par bonheur, Marcel Grossmann, l'un des trois autres
étudiants inscrits au cours avec Einstein et Mileva Marie, était
meilleur mathématicien et plus studieux qu'eux. Ce serait
vers Grossmann qu'Einstein se tournerait plus tard lorsqu'il
se colletterait avec les mathématiques nécessaires pour
formuler la théorie de la relativité. Ils devinrent rapidement
amis. Ils parlaient de physique et de « tout ce qui pouvait intéresser des jeunes gens qui avaient les yeux ouverts 24 ». Grossmann, qui n'avait qu'un an de plus qu'Einstein, devait être
fin psychologue, car il fut si impressionné par son condisciple
qu'il l'emmena avec lui pour le présenter à ses parents. «Cet
Einstein, leur dit-il, sera unjour un très grand homme 25 • »
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pratique l'avaient conduit à choisir un avenir de professeur
de mathématiques et de physique 21 • Toujours est-il qu'Einstein se trouva être, en octobre 1896, le plus jeune de onze
nouveaux étudiants à l'Institut de formation pour professeurs
spécialisés en sciences mathématiques et physiques du Poly. Il
était l'un des cinq qui cherchaient à obtenir la qualité
d'enseignant en mathématiques et physique. La seule femme
parmi eux allait être sa future épouse.
Aucun des amis d'Albert ne pouvait comprendre ce qui
l'attirait chez cette Mileva Marie. C'était une Serbe de
Hongrie, de quatre ans son aînée, et qui boitait légèrement
à la suite d'un épisode tuberculeux dans son enfance. La
première année, ils suivirent ensemble les cinq cours obligatoires de mathématiques et celui de mécanique - l'unique
cours de physique au programme. Bien qu'il ait dévoré son
petit livre sacré de géométrie quand il était à Munich, Einstein ne s'intéressait plus guère aux mathématiques pour
elles-mêmes. Hermann Minkowski, dont il suivit les cours de
mathématiques, qualifia Einstein de «chien paresseux». Ce
n'était pas de l'apathie, mais l'incapacité à comprendre,
comme Einstein l'avoua plus tard, que «l'accès à une connaissance plus profonde des principes fondamentaux de la
physique est lié aux méthodes mathématiques les plus
complexes 22 ». Il l'apprit à ses dépens tout au long des
années de recherche qui suivirent. Il regretta de n'avoir pas
fait plus d'efforts pour acquérir « des bases solides en
mathématiques 23 ,, •
Par bonheur, Marcel Grossmann, l'un des trois autres
étudiants inscrits au cours avec Einstein et Mileva Marie, était
meilleur mathématicien et plus studieux qu'eux. Ce serait
vers Grossmann qu'Einstein se tournerait plus tard lorsqu'il
se colletterait avec les mathématiques nécessaires pour
formuler la théorie de la relativité. Ils devinrent rapidement
amis. Ils parlaient de physique et de « tout ce qui pouvait intéresser des jeunes gens qui avaient les yeux ouverts 24 ». Grossmann, qui n'avait qu'un an de plus qu'Einstein, devait être
fin psychologue, car il fut si impressionné par son condisciple
qu'il l'emmena avec lui pour le présenter à ses parents. «Cet
Einstein, leur dit-il, sera unjour un très grand homme 25 • »
