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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
indivisible. Un oscillateur ne peut pas recevoir une fraction
d'un quantum d'énergie; ce doit être tout ou rien. Ce qui
allait à l'encontre de la physique de l'époque. Elle ne plaçait
aucune restriction sur l'ampleur de l'oscillation et donc sur la
quantité d'énergie qu'un oscillateur peut émettre ou
absorber en une seule transaction- ce pouvait être n'importe
quelle quantité.
Dans son désespoir, Planck avait découvert quelque chose
de si remarquable et de si inattendu qu'il n'en comprit pas la
signification. Ses oscillateurs ne peuvent absorber ou émettre
de l'énergie sans solution de continuité, comme l'eau qui
coule du robinet. Au lieu de quoi ils ne peuvent perdre et
gagner de l'énergie que d'une manière discontinue, sous
forme de petites unités indivisibles de E = h v, où v est la
fréquence à laquelle vibre l'oscillateur qui coïncide exactement avec la fréquence du rayonnement qu'il peut absorber
ou émettre.
Si les oscillateurs à grande échelle ne se comportent visiblement pas comme ceux de Planck, qui sont à l'échelle
atomique, c'est que la constante h est égale à 6,626 x 10- 34 J.s,
soit 0,00000000000000000000000000000000006626 joule~
seconde, ou encore 6,626 divisé par dix millions de milliards
de milliards de milliards. D'après la formule de Planck, il ne
pouvait y avoir de degré inférieur à h dans l'augmentation ou
la diminution de l'énergie, mais la valeur infinitésimale de h
rend les effets quantiques invisibles dans l'univers quotidien
quand il s'agit de pendules, de balançoires et de poids
vibrants.
Les oscillateurs de Planck le forcèrent à hacher menu
l'énergie du rayonnement de façon à les alimenter avec des
bouchées correctement calibrées de hv. Il ne croyait pas que
l'énergie du rayonnement soit réellement fractionnée en
quanta. C'était seulement la manière dont ses oscillateurs
pouvaient recevoir et émettre de l'énergie. Le problème,
pour Planck, était que la procédure suggérée par Boltzmann
pour fractionner l'énergie exigeait qu'au bout du compte les
tranches soient de plus en plus fines, jusqu'à ce que, mathématiquement parlant, leur épaisseur soit nulle et que les tranches disparaissent tandis que l'ensemble se reconstituait.
LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
indivisible. Un oscillateur ne peut pas recevoir une fraction
d'un quantum d'énergie; ce doit être tout ou rien. Ce qui
allait à l'encontre de la physique de l'époque. Elle ne plaçait
aucune restriction sur l'ampleur de l'oscillation et donc sur la
quantité d'énergie qu'un oscillateur peut émettre ou
absorber en une seule transaction- ce pouvait être n'importe
quelle quantité.
Dans son désespoir, Planck avait découvert quelque chose
de si remarquable et de si inattendu qu'il n'en comprit pas la
signification. Ses oscillateurs ne peuvent absorber ou émettre
de l'énergie sans solution de continuité, comme l'eau qui
coule du robinet. Au lieu de quoi ils ne peuvent perdre et
gagner de l'énergie que d'une manière discontinue, sous
forme de petites unités indivisibles de E = h v, où v est la
fréquence à laquelle vibre l'oscillateur qui coïncide exactement avec la fréquence du rayonnement qu'il peut absorber
ou émettre.
Si les oscillateurs à grande échelle ne se comportent visiblement pas comme ceux de Planck, qui sont à l'échelle
atomique, c'est que la constante h est égale à 6,626 x 10- 34 J.s,
soit 0,00000000000000000000000000000000006626 joule~
seconde, ou encore 6,626 divisé par dix millions de milliards
de milliards de milliards. D'après la formule de Planck, il ne
pouvait y avoir de degré inférieur à h dans l'augmentation ou
la diminution de l'énergie, mais la valeur infinitésimale de h
rend les effets quantiques invisibles dans l'univers quotidien
quand il s'agit de pendules, de balançoires et de poids
vibrants.
Les oscillateurs de Planck le forcèrent à hacher menu
l'énergie du rayonnement de façon à les alimenter avec des
bouchées correctement calibrées de hv. Il ne croyait pas que
l'énergie du rayonnement soit réellement fractionnée en
quanta. C'était seulement la manière dont ses oscillateurs
pouvaient recevoir et émettre de l'énergie. Le problème,
pour Planck, était que la procédure suggérée par Boltzmann
pour fractionner l'énergie exigeait qu'au bout du compte les
tranches soient de plus en plus fines, jusqu'à ce que, mathématiquement parlant, leur épaisseur soit nulle et que les tranches disparaissent tandis que l'ensemble se reconstituait.
