SOLVAY 1927
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physique ne peuvent pas apparaître en même temps dans la
même expérience, imaginaire ou non.
La réfutation de Bohr se fondait sur la supposition que
contrôler et mesurer la quantité de mouvement transférée sur
SI avec une précision suffisante pour déterminer ensuite la
direction de la particule entraîne une incertitude dans la
position de SI. C'est, expliqua Bohr, à cause de la lecture de
l'échelle gravée sur SI' Pour la lire, il faut l'éclairer, ce qui
exige la diffusion de photons à partir de l'écran et entraîne
un transfert incontrôlable de quantité de mouvement, empêchant ainsi la mesure précise de celle transférée de la particule à l'écran quand elle traverse la fente. La seule manière
d'éliminer l'impact des photons est de ne pas éclairer
l'échelle du tout, ce qui la rend illisible. Bohr avait recouru
au même principe de « perturbation » dont il avait jadis
critiqué l'usage qu'en avait fait Heisenberg pour expliquer
l'origine de l'incertitude dans l'expérience imaginaire du
microscope à rayons gamma.
Il y avait un autre phénomène curieux associé avec l'expérience à deux fentes. Si l'une des fentes est munie d'un volet
et que ce volet est fermé, alors le motif d'interférence disparaît. L'interférence ne se produit que si les deux fentes sont
ouvertes en même temps. Mais comment était-ce possible?
Une particule ne peut passer que par une seule fente.
Comment la particule « savait >>-elle que l'autre fente était
ouverte ou fermée ?
Bohr avait une réponse toute prête. Il n'existait pas de
particule avec une trajectoire bien définie. C'était ce manque
d'une trajectoire définie qui était derrière l'apparition du
motif d'interférence, même si c'étaient des particules- une à
la fois - qui étaient passées par le dispositif à double fente, et
non des ondes. Ce flou quantique permet à une particule
d'« échantillonner >> une variété de trajectoires possibles et
elle « sait >> donc si l'une des fentes est ouverte ou fermée. Le
fait qu'elle soit ouverte ou fermée n'affecte pas la future
trajectoire de la particule.
Si des détecteurs sont placés devant les fentes pour voir par
quelle fente la particule va passer, il semble alors possible de
fermer l'autre fente sans affecter la trajectoire de la particule.
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