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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
simultanément déterminées avec toute la précision voulue. Si
la position et la vélocité étaient connues avec précision à tout
moment donné, alors la trajectoire d'un objet - passée,
présente et future - pourrait être cartographiée exactement
elle aussi. Ces concepts de la physique de tous les jours,
établis depuis longtemps, « peuvent aussi être définis avec
exactitude pour les processus atomiques 41 », disait Heisenberg. Toutefois, les limitations de ces concepts sont mises à
nu lorsqu'on tente de mesurer simultanément un couple de
variables conjuguées : la position et la quantité de mouvement, ou l'énergie et le temps.
Pour Heisenberg, le principe d'incertitude était la passerelle entre l'observation des trajectoires apparentes d'électrons dans une chambre de Wilson et les mathématiques de la
mécanique quantique. En construisant ce pont entre la
théorie et l'expérience, il supposa que « seules peuvent se
présenter dans la nature des situations expérimentales qui
peuvent s'exprimer dans le formalisme mathématique 42 » de
la mécanique quantique. Il était convaincu que, si la mécanique quantique disait qu'une chose ne pouvait se produire,
alors elle ne se produisait pas. « L'interprétation physique de
la mécanique quantique, écrivit Heisenberg dans son
mémoire sur le principe d'incertitude, est encore pleine de
distorsions internes qui se manifestent dans les querelles sur
la continuité contre la discontinuité et sur les particules
contre les ondes 43 . »
C'était une situation regrettable, et elle s'était créée à cause
de concepts qui étaient le fondement de la physique classique
depuis· le jour où Newton «n'accorda la nature qu'approximativement44 >> au niveau atomique. Heisenberg croyait
qu'avec une analyse plus précise de concepts tels que la position, la quantité de mouvement, la vélocité et la trajectoire
d'un électron ou d'un atome il serait peut-être possible
d'éliminer «les contradictions jusqu'ici évidenLes dans les
interprétations physiques de la mécanique quantique 45 >>.
Qu'entend-on par << position >> dans l'univers quantique ?
demanda Heisenberg. Ni plus, ni moins, répondit-il, que le
résultat d'une expérience spécifiquement conçue pour
mesurer, disons, la <> dans l'espace à
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simultanément déterminées avec toute la précision voulue. Si
la position et la vélocité étaient connues avec précision à tout
moment donné, alors la trajectoire d'un objet - passée,
présente et future - pourrait être cartographiée exactement
elle aussi. Ces concepts de la physique de tous les jours,
établis depuis longtemps, « peuvent aussi être définis avec
exactitude pour les processus atomiques 41 », disait Heisenberg. Toutefois, les limitations de ces concepts sont mises à
nu lorsqu'on tente de mesurer simultanément un couple de
variables conjuguées : la position et la quantité de mouvement, ou l'énergie et le temps.
Pour Heisenberg, le principe d'incertitude était la passerelle entre l'observation des trajectoires apparentes d'électrons dans une chambre de Wilson et les mathématiques de la
mécanique quantique. En construisant ce pont entre la
théorie et l'expérience, il supposa que « seules peuvent se
présenter dans la nature des situations expérimentales qui
peuvent s'exprimer dans le formalisme mathématique 42 » de
la mécanique quantique. Il était convaincu que, si la mécanique quantique disait qu'une chose ne pouvait se produire,
alors elle ne se produisait pas. « L'interprétation physique de
la mécanique quantique, écrivit Heisenberg dans son
mémoire sur le principe d'incertitude, est encore pleine de
distorsions internes qui se manifestent dans les querelles sur
la continuité contre la discontinuité et sur les particules
contre les ondes 43 . »
C'était une situation regrettable, et elle s'était créée à cause
de concepts qui étaient le fondement de la physique classique
depuis· le jour où Newton «n'accorda la nature qu'approximativement44 >> au niveau atomique. Heisenberg croyait
qu'avec une analyse plus précise de concepts tels que la position, la quantité de mouvement, la vélocité et la trajectoire
d'un électron ou d'un atome il serait peut-être possible
d'éliminer «les contradictions jusqu'ici évidenLes dans les
interprétations physiques de la mécanique quantique 45 >>.
Qu'entend-on par << position >> dans l'univers quantique ?
demanda Heisenberg. Ni plus, ni moins, répondit-il, que le
résultat d'une expérience spécifiquement conçue pour
mesurer, disons, la <
