« UN SURSAUT ÉROTIQUE TARDIF »
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tendue fixée à une de ses extrémités. Un paquet d'ondes qui
aurait l'apparence d'une particule exigerait une collection
d'ondes de différentes longueurs interférant les unes avec
les autres de telle manière qu'elles s'annulent mutuellement
au-delà du paquet.
Si abandonner les particules et tout assimiler à des ondes
était le prix à payer pour débarrasser la physique de la
discontinuité et des sauts quantiques, alors cela en valait la
peine, estimait Schrôdinger. Toutefois, son interprétation
rencontra bientôt des difficultés, car elle était physiquement
intenable.
D'abord, la représentation de l'électron comme paquet
d'ondes commença à s'effondrer lorsqu'on découvrit que les
ondes qui le constituaient se disperseraient dans l'espace à un tel
point qu'elles devraient se propager à une vitesse excédant celle
de la lumière s'il fallait les associer à la détection expérimentale
d'un électron ayant l'apparence d'une particule. Schrôdinger
eut beau essayer, il ne trouva pas le moyen d'éviter cette dispersion du paquet d'ondes. Constitué d'ondes de fréquence - et
donc de longueur - variable, le paquet d'ondes, en progressant
dans l'espace, ne tarderait pas à se disperser puisque les ondes
individuelles se déplaçaient à des vitesses différentes. Un rassemblement quasi instantané, une localisation en un point unique
de l'espace devrait se produire chaque fois qu'un électron serait
détecté sous forme de particule.
\ ! \ / \ ! \ [ \ ! \ (
\./V\./V V~
+
1\ 1\ 1\ 1\ 1\
]~\_
" \ / \ / \ / \ /
V~\J~
+
""""
/""\.
L:\
/
\..J\...7
\....7
Figure 11 :Paquet d'ondes formé par la superposition
d'un groupe d'ondes.
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