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LE GRAND ROMAN DE IA PHYSIQUE QUANTIQUE
essayant de découvrir le raisonnement qui conduirait à une
explication.
Tout au long du XIXe siècle, l'existence des atomes avait
alimenté un débat scientifique et philosophique considérable,
mais en 1909 la réalité de l'atome était déjà établie sans le
moindre doute possible. Les détracteurs de l'atomisme furent
réduits au silence par le poids écrasant des preuves apportées,
les deux principales étant l'explication par Einstein du
mouvement brownien et sa confirmation, et la découverte par
Rutherford de la transformation radioactive des éléments.
Après des décennies d'une polémique au cours de laquelle
maints éminents physiciens et chimistes avaient nié l'existence de l'atome, sa représentation la plus généralement
acceptée était le modèle dit du « plum-pudding » proposé par
le mentor de Rutherford, J. J. Thomson.
En 1903, Thomson suggéra que l'atome était une boule de
masse nulle et de charge positive dans laquelle les électrons
de charge négative qu'il avait découverts six ans plus tôt
étaient incrustés comme les fruits secs dans le pudding. La
charge positive neutraliserait les forces de répulsion entre les
électrons qui, autrement, feraient éclater l'atome 44 • Pour tout
élément donné, Thomson envisageait une disposition unique
de ces électrons atomiques en anneaux concentriques. Il
soutenait que c'était la répartition et le nombre différents des
électrons dans les atomes d'or et de plomb, par exemple, qui
distinguaient ces deux métaux. Puisque la masse de l'atome
de Thomson était intégralement due aux électrons qu'il
contenait, il s'ensuivait qu'il devait y en avoir des milliers
même dans les atomes les plus légers.
Cent ans plus tôt exactement, en 1803, le chimiste anglais
John Dalton avait, le premier, avancé l'idée que les atomes de
chaque élément étaient uniquement caractérisés par leur
poids (nous disons aujourd'hui: leur masse). Ne disposant
d'aucun moyen direct de mesurer les poids atomiques,
Dalton en détermina les valeurs relatives en examinant les
proportions dans lesquelles différents éléments se combinaient pour former de nouveaux composés. Il lui fallait avant
tout un étalon. L'hydrogène étant le plus léger élément
connu, Dalton lui assigna un poids atomique de un. Les poids
LE GRAND ROMAN DE IA PHYSIQUE QUANTIQUE
essayant de découvrir le raisonnement qui conduirait à une
explication.
Tout au long du XIXe siècle, l'existence des atomes avait
alimenté un débat scientifique et philosophique considérable,
mais en 1909 la réalité de l'atome était déjà établie sans le
moindre doute possible. Les détracteurs de l'atomisme furent
réduits au silence par le poids écrasant des preuves apportées,
les deux principales étant l'explication par Einstein du
mouvement brownien et sa confirmation, et la découverte par
Rutherford de la transformation radioactive des éléments.
Après des décennies d'une polémique au cours de laquelle
maints éminents physiciens et chimistes avaient nié l'existence de l'atome, sa représentation la plus généralement
acceptée était le modèle dit du « plum-pudding » proposé par
le mentor de Rutherford, J. J. Thomson.
En 1903, Thomson suggéra que l'atome était une boule de
masse nulle et de charge positive dans laquelle les électrons
de charge négative qu'il avait découverts six ans plus tôt
étaient incrustés comme les fruits secs dans le pudding. La
charge positive neutraliserait les forces de répulsion entre les
électrons qui, autrement, feraient éclater l'atome 44 • Pour tout
élément donné, Thomson envisageait une disposition unique
de ces électrons atomiques en anneaux concentriques. Il
soutenait que c'était la répartition et le nombre différents des
électrons dans les atomes d'or et de plomb, par exemple, qui
distinguaient ces deux métaux. Puisque la masse de l'atome
de Thomson était intégralement due aux électrons qu'il
contenait, il s'ensuivait qu'il devait y en avoir des milliers
même dans les atomes les plus légers.
Cent ans plus tôt exactement, en 1803, le chimiste anglais
John Dalton avait, le premier, avancé l'idée que les atomes de
chaque élément étaient uniquement caractérisés par leur
poids (nous disons aujourd'hui: leur masse). Ne disposant
d'aucun moyen direct de mesurer les poids atomiques,
Dalton en détermina les valeurs relatives en examinant les
proportions dans lesquelles différents éléments se combinaient pour former de nouveaux composés. Il lui fallait avant
tout un étalon. L'hydrogène étant le plus léger élément
connu, Dalton lui assigna un poids atomique de un. Les poids
