Chapitre 10
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Les phases de compression et de détente dans les moteurs se font très souvent de façon adiabatique et toujours de façon irréversible. L’écoulement des
fluides au sein du compresseur des moteurs modernes est difficile à modéliser 1 ; ce qui en fait un composant lourd, volumineux et dont la géométrie
est complexe (figures 10.8 et 10.9).
La plupart des compresseurs sont axiaux, c’est-à-dire que l’air les traverse
parallèlement à l’axe de rotation, mais on utilise parfois des compresseurs
centrifuges, qui projettent l’air radialement ; quel que soit le procédé utilisé,
les évolutions thermodynamiques de l’air restent identiques.
Figure 10.8 – Caisson de stators accueillant le rotor d’un compresseur axial d’un
turboréacteur.
Photo CC-by-sa Olivier Cleynen
Figure 10.9 – Représentation schématique d’un compresseur à air.
Schéma CC-by-sa Olivier Cleynen
Tout comme nous l’avons fait pour la turbine (9/6), nous quantifions l’efficacité d’un compresseur en comparant sa puissance avec celle d’un compresseur idéal (un compresseur qui serait isentropique). Nous nommons ce
paramètre l’efficacité isentropique du compresseur 𝜂 C :
𝜂 C ≡
̇
𝑊 compresseur isentropique
̇
𝑊 compresseur réel
(10/5)
1 On sait de la mécanique des fluides que le gradient de pression au sein d’un
compresseur favorise la séparation de la couche limite. Ainsi, on utilise toujours un
plus grand nombre d’étages dans un compresseur que dans une turbine de même
puissance, où le gradient est favorable.
https://thermodynamique.fr – CC-by-sa Olivier Cleynen
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