Chapitre 5
Convertisseurs à effets
électromagnétiques
Qu’elle s’opère selon un processus statique (cf. section 4.2) ou dynamique (cf. section 4.3), l’interaction électromagnétique représente un moyen particulièrement judicieux pour créer le mouvement à partir d’une source électrique (moteurs, actionneurs) ou, réciproquement, transformer ce même mouvement en électricité (générateurs, capteurs). Un intérêt majeur de ce type de couplage tient à l’absence de contact
direct entre les corps en interaction. On peut alors atteindre des vitesses relatives, et
par conséquent des puissances, relativement élevées. La minimisation des effets du
frottement constitue un sérieux avantage par rapport aux techniques fondées sur une
transmission « par contact » des efforts développés (actionneurs hydrauliques, transducteurs piézoélectriques, etc.). Cet avantage concerne non seulement la maîtrise des
rendements de conversion, mais également d’autres critères tels que la réversibilité du
transfert d’énergie ou les possibilités de miniaturisation. C’est ainsi que les convertisseurs à effets électromagnétiques se sont largement imposés dans la plupart des
applications de l’électromécanique, depuis les micromoteurs « horlogers » de dimension millimétrique jusqu’aux machines décamétriques utilisées pour la production de
l’électricité.
Face à une aventure technologique débutée il y a plus de cent cinquante ans, le recencement des structures de machines (et de « machins ») imaginées jusqu’à ce jour
constitue sans nul doute une tâche des plus captivantes. En dépit de son intérêt évident
au plan épistémologique, l’entreprise n’en demeure pas moins ardue, voire fastidieuse. C’est donc d’une manière parfaitement légitime que les ouvrages consacrés
Convertisseurs à effets
électromagnétiques
Qu’elle s’opère selon un processus statique (cf. section 4.2) ou dynamique (cf. section 4.3), l’interaction électromagnétique représente un moyen particulièrement judicieux pour créer le mouvement à partir d’une source électrique (moteurs, actionneurs) ou, réciproquement, transformer ce même mouvement en électricité (générateurs, capteurs). Un intérêt majeur de ce type de couplage tient à l’absence de contact
direct entre les corps en interaction. On peut alors atteindre des vitesses relatives, et
par conséquent des puissances, relativement élevées. La minimisation des effets du
frottement constitue un sérieux avantage par rapport aux techniques fondées sur une
transmission « par contact » des efforts développés (actionneurs hydrauliques, transducteurs piézoélectriques, etc.). Cet avantage concerne non seulement la maîtrise des
rendements de conversion, mais également d’autres critères tels que la réversibilité du
transfert d’énergie ou les possibilités de miniaturisation. C’est ainsi que les convertisseurs à effets électromagnétiques se sont largement imposés dans la plupart des
applications de l’électromécanique, depuis les micromoteurs « horlogers » de dimension millimétrique jusqu’aux machines décamétriques utilisées pour la production de
l’électricité.
Face à une aventure technologique débutée il y a plus de cent cinquante ans, le recencement des structures de machines (et de « machins ») imaginées jusqu’à ce jour
constitue sans nul doute une tâche des plus captivantes. En dépit de son intérêt évident
au plan épistémologique, l’entreprise n’en demeure pas moins ardue, voire fastidieuse. C’est donc d’une manière parfaitement légitime que les ouvrages consacrés
