Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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professionnalisation en la matière des utilisateurs ou de ceux qui les représentent est un
atout pour réduire les risques de livrer un produit non conforme.
Si le client manifeste son désintérêt, c’est une défaillance ; s’il sait ce qu’il veut sans savoir
l’exprimer, c’est une insuffisance qui peut être compensée par une étroite collaboration.
Comment, dans ces conditions, se prémunir contre le risque d’oublier une partie des
besoins et s’assurer de développer un produit conforme aux attentes du client ?
Partager une vision
La vision d’un produit ou d’un projet est l’orientation générale donnée à l’équipe, l’objectif
global à atteindre, le « cap » à prendre. Sans objectif, sans vision partagée, l’équipe va errer
sans savoir précisément où aller, dans quel but, ni comment y aller. À cet égard, on sait
que bien des retards sont pris en tout début de projet, parce que l’équipe n’a pas connaissance de cette vision ; elle est alors hésitante, refusant de prendre le risque de se fourvoyer
dans une mauvaise direction. Comme l’a écrit Goethe : « Il n’y a pas de vent favorable pour
celui qui ne sait pas où il va. »
Cette vision repose sur une étude d’opportunité et/ou une analyse de l’existant qui font
émerger un besoin : nouvelle opportunité commerciale, lancement d’un nouveau produit,
limites du produit existant, alignement du système d’information sur la stratégie de
l’organisation. Puis une étude de faisabilité analyse techniquement et économiquement si
le projet peut être démarré. Ces études préalables peuvent également donner lieu à une
analyse comparative des produits ou des solutions concurrents, afin d’en mesurer les
avantages et les inconvénients et de mieux positionner le produit à développer.
Ainsi, à l’issue de ces étapes préliminaires, la vision du projet peut répondre aux quatre
questions suivantes :
• Pour quoi ? Quel est l’objectif stratégique du client ?
• Quoi ? Quels sont le périmètre et les contraintes, actuels et futurs, du projet ?
• Qui ou pour qui ? Qui sont les parties prenantes du projet ? Qui va utiliser le produit ?
À qui va bénéficier le produit ? À toute personne impactée ou qui peut impacter le
déploiement d’un produit, y compris l’équipe de réalisation.
• Comment ? Comment l’équipe va-t-elle réaliser le produit : va-t-elle le faire. Le faire
faire ? Ou l’acheter ? Il s’agit ici de proposer une ébauche de solution technique, un
calendrier, un budget, de recenser les ressources nécessaires, de déterminer la méthodologie qui sera mise en œuvre…
Une fois la vision communiquée par le client et partagée par tous, l’équipe de réalisation
prend son cap ; et l’on sait, compte tenu de l’incertitude des projets, qu’il faudra démarrer en « spéculant », c’est-à-dire en faisant des hypothèses, et assurer, petit à petit, sa
progression et son rythme d’avancement.
Attention
L’absence de vision peut être une cause d’échec d’un projet !
GestProjInform Livre Page 80 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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professionnalisation en la matière des utilisateurs ou de ceux qui les représentent est un
atout pour réduire les risques de livrer un produit non conforme.
Si le client manifeste son désintérêt, c’est une défaillance ; s’il sait ce qu’il veut sans savoir
l’exprimer, c’est une insuffisance qui peut être compensée par une étroite collaboration.
Comment, dans ces conditions, se prémunir contre le risque d’oublier une partie des
besoins et s’assurer de développer un produit conforme aux attentes du client ?
Partager une vision
La vision d’un produit ou d’un projet est l’orientation générale donnée à l’équipe, l’objectif
global à atteindre, le « cap » à prendre. Sans objectif, sans vision partagée, l’équipe va errer
sans savoir précisément où aller, dans quel but, ni comment y aller. À cet égard, on sait
que bien des retards sont pris en tout début de projet, parce que l’équipe n’a pas connaissance de cette vision ; elle est alors hésitante, refusant de prendre le risque de se fourvoyer
dans une mauvaise direction. Comme l’a écrit Goethe : « Il n’y a pas de vent favorable pour
celui qui ne sait pas où il va. »
Cette vision repose sur une étude d’opportunité et/ou une analyse de l’existant qui font
émerger un besoin : nouvelle opportunité commerciale, lancement d’un nouveau produit,
limites du produit existant, alignement du système d’information sur la stratégie de
l’organisation. Puis une étude de faisabilité analyse techniquement et économiquement si
le projet peut être démarré. Ces études préalables peuvent également donner lieu à une
analyse comparative des produits ou des solutions concurrents, afin d’en mesurer les
avantages et les inconvénients et de mieux positionner le produit à développer.
Ainsi, à l’issue de ces étapes préliminaires, la vision du projet peut répondre aux quatre
questions suivantes :
• Pour quoi ? Quel est l’objectif stratégique du client ?
• Quoi ? Quels sont le périmètre et les contraintes, actuels et futurs, du projet ?
• Qui ou pour qui ? Qui sont les parties prenantes du projet ? Qui va utiliser le produit ?
À qui va bénéficier le produit ? À toute personne impactée ou qui peut impacter le
déploiement d’un produit, y compris l’équipe de réalisation.
• Comment ? Comment l’équipe va-t-elle réaliser le produit : va-t-elle le faire. Le faire
faire ? Ou l’acheter ? Il s’agit ici de proposer une ébauche de solution technique, un
calendrier, un budget, de recenser les ressources nécessaires, de déterminer la méthodologie qui sera mise en œuvre…
Une fois la vision communiquée par le client et partagée par tous, l’équipe de réalisation
prend son cap ; et l’on sait, compte tenu de l’incertitude des projets, qu’il faudra démarrer en « spéculant », c’est-à-dire en faisant des hypothèses, et assurer, petit à petit, sa
progression et son rythme d’avancement.
Attention
L’absence de vision peut être une cause d’échec d’un projet !
GestProjInform Livre Page 80 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
