Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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Un esprit collaboratif
L’une des valeurs essentielles des méthodes agiles est de placer les individus et leurs interactions au centre du dispositif, plutôt que de mettre au point et de « sur-outiller » des
processus lourds.
Elles privilégient en effet la communication entre les différents acteurs d’un projet, au
sein de l’équipe mais également entre l’équipe et ses différents interlocuteurs comme le
Freddy Mallet a nous précise, avec humour, les avantages du développement itératif (suite)
réalité plus palpable qui nous contraint à un regard également plus objectif. Après ce premier
découpage, vous allez peut être vous dire que 400 g, c’est déjà pas mal et allez donc par tir sur
une base plus viable.
– Maîtrise du risque : si jamais vos objectifs sont trop élevés, le fait de raisonner en boîte de
temps permet de vous remettre en question et éventuellement de rectifier le tir dès la première
ou deuxième boîte de temps. À l’inverse, si vous vous étiez fixé un objectif de perte de 10 kilos
sur 6 mois sans étape intermédiaire, votre faculté de vous mentir à vous-même l’aurait peut
être emporté sur votre objectivité. En gros, les boîtes de temps vous contraignent à un feedback honnête sur vos avancées. Dans un cas, vous allez donc éventuellement revoir votre
objectif initial à 8 mois et au final vivre l’expérience comme un succès, et dans l’autre cas
potentiellement échouer là où vous auriez pu réussir.
– Entretien d’une pression quotidienne positive ou plutôt régulation de la pression : que se
passerait-il si, à l’école, l’évaluation des connaissances ne se faisait qu’une seule fois à la fin
de l’année ? Grossièrement les étudiants travailleraient en sur-régime le dernier trimestre et « glanderaient » plus ou moins fort les deux premiers trimestres. L’être humain est ainsi fait. Donc il
faut trouver un moyen d’étaler dans le temps cette pression bénéfique quand elle est bien gérée.
– Motivation : plus un objectif est à portée de main, plus la motivation pour atteindre cet objectif
sera naturelle et importante. Perdre 10 kilos en 4 mois ou 600 g par semaine revient au même.
Seulement dans le deuxième cas vous avez « la rage », le fighting spirit, et vous allez même
peut-être dépasser vos espérances.
– Satisfaction : en reprenant l’exemple précédent, dès la première semaine si vous atteignez
votre objectif de perte de 600 g, vous ressentez une unité de satisfaction (notion équivalente à
un stroke en analyse transactionnelle) que vous allez vouloir ressentir à nouveau dans les
prochaines boîtes de temps. Ces unités de satisfaction sont l’énergie qui va permettre de
soutenir la dynamique de progression.
– Augmentation des degrés de liberté : cette dernière notion peut paraître étrange puisqu’une
boîte de temps est avant tout une contrainte, donc comment l’ajout d’une contrainte peut-il
augmenter mes degrés de liberté ? En raison d’un aspect psychologique assez facile à comprendre et qui s’applique à bon nombre d’entre nous : plus la montagne qu’on nous demande de
gravir est haute, moins nous allons nous autoriser d’expérimentation, figés par l’enjeu du défit.
À l’inverse si nous évoluons dans des boîtes de temps, que les premières se passent bien,
nous nous sentons maître de la situation et gagnons donc en liber té d’esprit et d’action.
Réaliser un projet de développement d’une charge de 1 000 jours/homme est aussi simple et
compliqué que de perdre 10 kilos en 4 mois !
a. Voir http://www.freddymallet.com/
GestProjInform Livre Page 44 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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Un esprit collaboratif
L’une des valeurs essentielles des méthodes agiles est de placer les individus et leurs interactions au centre du dispositif, plutôt que de mettre au point et de « sur-outiller » des
processus lourds.
Elles privilégient en effet la communication entre les différents acteurs d’un projet, au
sein de l’équipe mais également entre l’équipe et ses différents interlocuteurs comme le
Freddy Mallet a nous précise, avec humour, les avantages du développement itératif (suite)
réalité plus palpable qui nous contraint à un regard également plus objectif. Après ce premier
découpage, vous allez peut être vous dire que 400 g, c’est déjà pas mal et allez donc par tir sur
une base plus viable.
– Maîtrise du risque : si jamais vos objectifs sont trop élevés, le fait de raisonner en boîte de
temps permet de vous remettre en question et éventuellement de rectifier le tir dès la première
ou deuxième boîte de temps. À l’inverse, si vous vous étiez fixé un objectif de perte de 10 kilos
sur 6 mois sans étape intermédiaire, votre faculté de vous mentir à vous-même l’aurait peut
être emporté sur votre objectivité. En gros, les boîtes de temps vous contraignent à un feedback honnête sur vos avancées. Dans un cas, vous allez donc éventuellement revoir votre
objectif initial à 8 mois et au final vivre l’expérience comme un succès, et dans l’autre cas
potentiellement échouer là où vous auriez pu réussir.
– Entretien d’une pression quotidienne positive ou plutôt régulation de la pression : que se
passerait-il si, à l’école, l’évaluation des connaissances ne se faisait qu’une seule fois à la fin
de l’année ? Grossièrement les étudiants travailleraient en sur-régime le dernier trimestre et « glanderaient » plus ou moins fort les deux premiers trimestres. L’être humain est ainsi fait. Donc il
faut trouver un moyen d’étaler dans le temps cette pression bénéfique quand elle est bien gérée.
– Motivation : plus un objectif est à portée de main, plus la motivation pour atteindre cet objectif
sera naturelle et importante. Perdre 10 kilos en 4 mois ou 600 g par semaine revient au même.
Seulement dans le deuxième cas vous avez « la rage », le fighting spirit, et vous allez même
peut-être dépasser vos espérances.
– Satisfaction : en reprenant l’exemple précédent, dès la première semaine si vous atteignez
votre objectif de perte de 600 g, vous ressentez une unité de satisfaction (notion équivalente à
un stroke en analyse transactionnelle) que vous allez vouloir ressentir à nouveau dans les
prochaines boîtes de temps. Ces unités de satisfaction sont l’énergie qui va permettre de
soutenir la dynamique de progression.
– Augmentation des degrés de liberté : cette dernière notion peut paraître étrange puisqu’une
boîte de temps est avant tout une contrainte, donc comment l’ajout d’une contrainte peut-il
augmenter mes degrés de liberté ? En raison d’un aspect psychologique assez facile à comprendre et qui s’applique à bon nombre d’entre nous : plus la montagne qu’on nous demande de
gravir est haute, moins nous allons nous autoriser d’expérimentation, figés par l’enjeu du défit.
À l’inverse si nous évoluons dans des boîtes de temps, que les premières se passent bien,
nous nous sentons maître de la situation et gagnons donc en liber té d’esprit et d’action.
Réaliser un projet de développement d’une charge de 1 000 jours/homme est aussi simple et
compliqué que de perdre 10 kilos en 4 mois !
a. Voir http://www.freddymallet.com/
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