Diagnostiquer sa gestion de projet
CHAPITRE 1
27
La difficulté réside plutôt autour de deux problématiques : d’une part, celle du calcul de
cette échéance, plus ou moins fiable selon la précision et la pérennité des éléments
de calcul ; d’autre part, celle du respect des objectifs à atteindre et de la conformité du
contenu aux engagements pris.
On peut donc s’engager sur un délai mais plus difficilement sur un contenu détaillé, étant
donné les nombreuses incertitudes qui entourent le projet.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 4, « Planifier son projet ».
Question 3 : adopter une démarche rigoureuse de recueil des besoins
Il est illusoire de penser que tous les besoins peuvent être exprimés lors de l’initialisation
du projet pour une série de raisons qui seront détaillées ultérieurement.
S’ils le sont, est-on sûr qu’ils correspondent exactement à ce que veut le client et à ce
qu’il voudra à la fin de la réalisation ? Le gel des besoins donne-t-il une garantie de
succès au projet ?
Ce qu’il est important d’obtenir, ce sont des besoins, même de haut niveau, recueillis sur
un mode consensuel et priorisés. Vouloir attendre de la maîtrise d’ouvrage un cahier des
charges exhaustif, détaillé et définitif nous plonge dans le piège de la sur-spécification ; à
l’inverse, partir de « rien » ou de très peu ne donne pas une orientation effective au chef
de projet. Le juste milieu est à trouver avec les utilisateurs ou leurs représentants pour
démarrer au plus vite sans avoir à faire marche arrière, en adoptant une démarche rigoureuse.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 3, « Recueillir efficacement les besoins ».
Question 4 : collaborer avec la maîtrise d’ouvrage
S’il est indispensable d’avoir un interlocuteur unique du côté de la maîtrise d’ouvrage,
celui-ci doit bénéficier d’une réelle autonomie et d’un pouvoir de décision. En effet, ce
n’est pas au chef de projet d’arbitrer entre les différentes voix, dissonantes parfois, des
utilisateurs ; il doit s’assurer que son interlocuteur est bien le représentant de tous les
utilisateurs et lever tout risque. Une connaissance des rouages d’un projet est un plus
pour cet interlocuteur qui doit s’impliquer dans la vie du projet.
Néanmoins, un contact permanent avec les utilisateurs finals est capital, lorsqu’il est
possible. Leur implication dans la vie du projet est un facteur de succès : pour la compréhension de leurs exigences, pour obtenir leur feedback sur les premiers développements,
pour une meilleure transparence sur les contraintes de l’équipe, bref pour une collaboration étroite, tout au long du projet.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 3, « Recueillir efficacement les besoins ».
GestProjInform Livre Page 27 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
CHAPITRE 1
27
La difficulté réside plutôt autour de deux problématiques : d’une part, celle du calcul de
cette échéance, plus ou moins fiable selon la précision et la pérennité des éléments
de calcul ; d’autre part, celle du respect des objectifs à atteindre et de la conformité du
contenu aux engagements pris.
On peut donc s’engager sur un délai mais plus difficilement sur un contenu détaillé, étant
donné les nombreuses incertitudes qui entourent le projet.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 4, « Planifier son projet ».
Question 3 : adopter une démarche rigoureuse de recueil des besoins
Il est illusoire de penser que tous les besoins peuvent être exprimés lors de l’initialisation
du projet pour une série de raisons qui seront détaillées ultérieurement.
S’ils le sont, est-on sûr qu’ils correspondent exactement à ce que veut le client et à ce
qu’il voudra à la fin de la réalisation ? Le gel des besoins donne-t-il une garantie de
succès au projet ?
Ce qu’il est important d’obtenir, ce sont des besoins, même de haut niveau, recueillis sur
un mode consensuel et priorisés. Vouloir attendre de la maîtrise d’ouvrage un cahier des
charges exhaustif, détaillé et définitif nous plonge dans le piège de la sur-spécification ; à
l’inverse, partir de « rien » ou de très peu ne donne pas une orientation effective au chef
de projet. Le juste milieu est à trouver avec les utilisateurs ou leurs représentants pour
démarrer au plus vite sans avoir à faire marche arrière, en adoptant une démarche rigoureuse.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 3, « Recueillir efficacement les besoins ».
Question 4 : collaborer avec la maîtrise d’ouvrage
S’il est indispensable d’avoir un interlocuteur unique du côté de la maîtrise d’ouvrage,
celui-ci doit bénéficier d’une réelle autonomie et d’un pouvoir de décision. En effet, ce
n’est pas au chef de projet d’arbitrer entre les différentes voix, dissonantes parfois, des
utilisateurs ; il doit s’assurer que son interlocuteur est bien le représentant de tous les
utilisateurs et lever tout risque. Une connaissance des rouages d’un projet est un plus
pour cet interlocuteur qui doit s’impliquer dans la vie du projet.
Néanmoins, un contact permanent avec les utilisateurs finals est capital, lorsqu’il est
possible. Leur implication dans la vie du projet est un facteur de succès : pour la compréhension de leurs exigences, pour obtenir leur feedback sur les premiers développements,
pour une meilleure transparence sur les contraintes de l’équipe, bref pour une collaboration étroite, tout au long du projet.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 3, « Recueillir efficacement les besoins ».
GestProjInform Livre Page 27 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
