Adopter une approche agile
CHAPITRE 7
245
D’un environnement traditionnel résistant
Le contexte idéal pour lancer une expérimentation agile n’existe pas ; il y a même peu de
chances qu’une équipe ait un feu vert total pour s’émanciper totalement des contraintes
d’un processus existant.
Comment, dans le cas de la préexistence d’un cycle en cascade, rendre compatibles les
deux approches ? Comment synchroniser des équipes travaillant avec deux méthodes
différentes ?
Trois cas de figures peuvent se présenter :
• Le cycle en cascade prédomine au début du projet : l’équipe doit fournir des spécifications et un planning détaillés pour passer l’obstacle de la revue de spécification et
démarrer les développements sur un mode agile. Soit ! L’équipe tire profit de cette
contrainte pour asseoir et valider sa vision du projet et satisfaire les membres du
comité de validation. Mais elle peut appliquer ses pratiques agiles lors de la phase de
développement.
• Le cycle en cascade réapparaît à la fin du projet : la traditionnelle phase finale de tests
et de contrôle qualité est incontournable ! Rien n’empêche l’équipe de tirer profit de
cette phase qui vient en complément des tests systématiques qui ont été menés dans
chaque itération ; rien ne l’empêche, en outre, de traverser cette phase, étape par étape,
itération par itération, en conservant son mode de fonctionnement agile.
• Le cycle en cascade et les méthodes agiles cohabitent : c’est le cas d’un projet organisé
autour du même produit final, mais avec de multiples équipes. Il convient, dans ce cas,
de respecter les échéances et les contraintes du cycle en cascade, mais d’associer
étroitement les responsables des autres équipes aux réunions de planification ou aux
réunions quotidiennes, par exemple, pour améliorer la communication… et finir par
peut-être les convaincre ! Les travaux de conception de l’architecture peuvent être
répartis en fonction de la stabilité de telle ou telle partie, l’équipe traditionnelle prenant
en charge les composants les plus stables. Et rien n’empêche de procéder par itérations
au sein d’une phase classique !
Et puis, certaines pratiques agiles s’appliquent indépendamment de l’approche retenue et
peuvent même être d’une étonnante efficacité dans une équipe traditionnelle !
D’un projet offshore ?
Le principe de l’offshore est de recourir à des compétences techniques situées à l’étranger,
qui présentent l’avantage d’être qualifiées et 40 à 50 % moins chères.
Ce n’est qu’un aspect, et il ne faut pas en déduire que le coût d’un développement sera réduit
de 40 à 50% ! Des surcoûts apparaissent aux niveaux de la gestion de projet, des déplacements, des traductions…
GestProjInform Livre Page 245 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
CHAPITRE 7
245
D’un environnement traditionnel résistant
Le contexte idéal pour lancer une expérimentation agile n’existe pas ; il y a même peu de
chances qu’une équipe ait un feu vert total pour s’émanciper totalement des contraintes
d’un processus existant.
Comment, dans le cas de la préexistence d’un cycle en cascade, rendre compatibles les
deux approches ? Comment synchroniser des équipes travaillant avec deux méthodes
différentes ?
Trois cas de figures peuvent se présenter :
• Le cycle en cascade prédomine au début du projet : l’équipe doit fournir des spécifications et un planning détaillés pour passer l’obstacle de la revue de spécification et
démarrer les développements sur un mode agile. Soit ! L’équipe tire profit de cette
contrainte pour asseoir et valider sa vision du projet et satisfaire les membres du
comité de validation. Mais elle peut appliquer ses pratiques agiles lors de la phase de
développement.
• Le cycle en cascade réapparaît à la fin du projet : la traditionnelle phase finale de tests
et de contrôle qualité est incontournable ! Rien n’empêche l’équipe de tirer profit de
cette phase qui vient en complément des tests systématiques qui ont été menés dans
chaque itération ; rien ne l’empêche, en outre, de traverser cette phase, étape par étape,
itération par itération, en conservant son mode de fonctionnement agile.
• Le cycle en cascade et les méthodes agiles cohabitent : c’est le cas d’un projet organisé
autour du même produit final, mais avec de multiples équipes. Il convient, dans ce cas,
de respecter les échéances et les contraintes du cycle en cascade, mais d’associer
étroitement les responsables des autres équipes aux réunions de planification ou aux
réunions quotidiennes, par exemple, pour améliorer la communication… et finir par
peut-être les convaincre ! Les travaux de conception de l’architecture peuvent être
répartis en fonction de la stabilité de telle ou telle partie, l’équipe traditionnelle prenant
en charge les composants les plus stables. Et rien n’empêche de procéder par itérations
au sein d’une phase classique !
Et puis, certaines pratiques agiles s’appliquent indépendamment de l’approche retenue et
peuvent même être d’une étonnante efficacité dans une équipe traditionnelle !
D’un projet offshore ?
Le principe de l’offshore est de recourir à des compétences techniques situées à l’étranger,
qui présentent l’avantage d’être qualifiées et 40 à 50 % moins chères.
Ce n’est qu’un aspect, et il ne faut pas en déduire que le coût d’un développement sera réduit
de 40 à 50% ! Des surcoûts apparaissent aux niveaux de la gestion de projet, des déplacements, des traductions…
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