Adopter une approche agile
CHAPITRE 7
207
En confrontant cette liste, non exhaustive, aux réponses aux questions susmentionnées,
on obtient un éclairage sur la nature du contexte dans lequel démarre le projet Agile.
Ces méthodes agiles sont apparues avec les nouvelles technologies et les interfaces
utilisateurs : elles s’adaptent, par conséquent, particulièrement bien aux projets qui
s’appuient sur les technologies objet qui facilitent la modularisation ; ou bien aux
projets qui réunissent utilisateurs et développeurs pour mettre au point des interfaces
ergonomiques, élaborées et validées de façon incrémentale. C’est la convergence culturelle d’un état d’esprit novateur.
L’approche itérative et incrémentale est précisément appropriée dans un contexte particulièrement risqué parce qu’incertain ou novateur. Par conséquent, les projets qui explorent
une nouvelle technologie ou un nouveau domaine applicatif sont de bons candidats à
l’agilité, ainsi que les projets complexes où les risques doivent être levés très rapidement.
Enfin, lorsque le client n’a qu’une vague idée de ce qu’il veut ou qu’il n’a ni les compétences ni les ressources pour spécifier son besoin, on n’hésitera pas à aborder le projet
avec une approche agile, pour s’assurer au fil de l’eau de l’adéquation du produit développé avec ses besoins émergents.
Facteurs clés de réussite
Risques
Les équipes ne doivent pas excéder 8 à 10 personnes.
La collaboration, le partage d’information, l’animation d’équipes de taille supérieure, sont plus complexes et moins efficaces.
Une grande autonomie est donnée à l’équipe de réalisation.
Le projet ne doit pas être ralenti par l’attente de décisions « en
haut lieu ». Les représentants des utilisateurs n’ont pas à en
référer en permanence à la hiérarchie.
Tableau 7-2 Risques et facteurs clés de réussite (suite)
À quels types de projets s’adresse une méthode agile ? Y a-t-il des conditions requises (taille,
nombre et profil des acteurs, domaine fonctionnel ou technique…) ?
La réponse de l’expert David Gageot, directeur technique chez Tech4Quant.
Plus le projet est risqué, plus les méthodes agiles sont performantes. En gros, on ne commence
pas les méthodes agiles avec un projet facile, cela ne prouverait rien.
Les méthodes agiles sont de préférence faites pour les projets de développement logiciel mais
fonctionnent bien dans d’autres domaines. J’ai pu, par exemple, expérimenter Scrum sur un
projet éditique.
Il vaut mieux commencer en monosite si on a le choix car le multisite ajoute une complexité
très importante. Au départ, une petite équipe permet de se rôder en évitant les scrums de scrum.
Le domaine fonctionnel importe peu mais c’est un gros « plus » si chaque fonctionnalité a un
ROI facile à calculer ou une plus-value nette par rapport à la concurrence. La construction
d’un backlog priorisé n’en sera que plus simple.
GestProjInform Livre Page 207 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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