Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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La rétrospective est également l’occasion pour l’équipe de s’interroger sur ses bonnes et
mauvaises pratiques ; cette revue, menée à chaque fin d’itération, permet en effet à
l’équipe de dresser le bilan pour bien comprendre son processus et analyser l’origine des
anomalies ou des dysfonctionnements, sans attendre la fin du projet. Des adaptations sont
alors apportées au processus, en fonction des leçons apprises.
Le pilotage par les risques (risk driven development) s’inscrit aussi dans cette démarche.
À partir du moment où l’on accepte la grande part d’incertitude dans le projet et où l’on
entrevoit la nécessité de s’adapter en permanence, on intègre la gestion des risques dans
toutes les pratiques du projet au point de la rendre transparente. Ainsi, en sélectionnant, à
chaque itération, les fonctionnalités ou les composants à développer en priorité, en fonction aussi du nombre de risques qu’ils permettent d’atténuer ou de supprimer, l’équipe
avance, pas à pas, en sécurisant l’étape franchie.
L’approche agile de la gestion des risques poursuit les mêmes objectifs qu’une démarche
classique, mais considère la gestion des risques comme une part intrinsèque du cycle de vie
du projet. Les risques sont continuellement repérés et pris en charge par tous les membres de
l’équipe au travers des différentes réunions de planification, de suivi et de bilan.
On ne trouve pas de plan formel de management des risques dans un projet agile ; l’identification des risques est permanente (chaque jour, à chaque itération) et le résultat est
formalisé sur les tableaux blancs, ce qui donne une grande visibilité à chacun. Au cours
des réunions quotidiennes ou lors du lancement d’une itération, les risques sont traités
soit comme des obstacles à lever, soit comme des risques réels et sont alors analysés
Mais comment faire passer cette idée du stand-up meeting ? L’expérience montre que les
participants n’assistent pas toujours aux réunions, qu’ils envoient un e-mail… difficile pour
un suivi quotidien ! (suite)
Ensuite, je m’applique à montrer à chacun l’intérêt qu’il peut trouver à participer à la réunion
quotidienne, au travers des questions qu’on me pose ou des feedbacks que je donne. On me
demande comment faire pour trouver un binôme? Je réponds qu’il suffit de demander au
stand-up. Un binôme absent au point équipe refait dans son coin une tâche déjà réalisée par
un binôme présent au point quotidien ? Je leur fais remarquer qu’ils se seraient épargnés cette
peine s’ils étaient venus, puisqu’ils auraient entendu l’autre binôme annoncer ce qu’ils étaient
en train de terminer.
Surtout, je conclus systématiquement le point quotidien par une question ouverte : « Y a-t-il un
sujet que vous aimeriez mentionner ? ». Celui qui a une inquiétude ou qui a un message à
faire passer à l’équipe trouve alors un canal d’expression à sa disposition. Ajoutez un soupçon
d’humour, et les gens viendront avec le sourire au stand-up meeting, car ils sauront que c’est
un moment agréable.
Avec cette méthode, j’obtiens une assiduité forte et bien vécue, à en juger par les retours que j’en
ai.
Ne pas faire l’impasse sur cette réunion, par manque de temps ou de disponibilité des collaborateurs ; elle vaut toutes les actions de contrôle qualité !
GestProjInform Livre Page 170 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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