Planifier son projet
CHAPITRE 4
135
Niveau 2 : « roadmap » ou jalon
À l’intérieur de cette zone, entre aujourd’hui et la ligne d’arrivée, on pose des jalons
intermédiaires ; l’approche par étapes qui caractérise les méthodes agiles prévoit de
livrer des versions successives, en fonction des priorités définies par le client, chaque
livraison constituant une release, une version majeure du produit. Une release peut
représenter plusieurs mois de travail (entre trois et six mois). Les fonctionnalités de haut
niveau sont ventilées dans les différentes releases en tenant compte des contraintes client,
des événements marketing, une stratégie de l’entreprise, qui agissent comme un « moule ».
La visibilité à moyen terme est faible, les fonctionnalités sont donc positionnées à titre
indicatif dans la roadmap, tout changement pouvant intervenir dans l’ordre de priorité
des fonctionnalités du PB, en fonction du client et des résultats des premières itérations.
Les dates à l’intérieur ne sont pas nécessairement fixes ; ce sont les facteurs externes qui
vont influer sur la durée des releases.
Niveau 3 : plan de la release
Une release se définit par une date de début et une date de fin, un thème et une sélection
de fonctionnalités à implémenter. À l’intérieur d’une release, on définit des itérations,
auxquelles sont affectées les différentes stories.
est pourtant indispensable pour mettre le projet sur de bons rails et permettre à l’équipe
d’apprendre à travailler ensemble.
Concrètement, que faut-il faire impérativement en sprint 0 ?
– Partager une vision claire du projet.
– Préparer l’environnement de développement.
– Déterminer un plan de release.
– Produire un backlog de produit (product backlog), estimé et priorisé.
– Définir la posture ergonomique de l’interface.
– Selon les contextes, travailler l’architecture.
– Dans tous les cas, rôder l’équipe… notamment sur un backlog initial.
– Sans oublier de s’offrir une belle rétrospective !
La durée d’une itération est-elle variable ? Y a-t-il une règle pour déterminer la date de début
et la date de fin ?
1) La réponse de l’expert Laurent Bossavit, président de l’association Agile France.
Une itération doit être de durée fixe. C’est un « timebox », ou boîte de temps : à la fin de la
période, on arrête le travail en cours et on comptabilise ce qui a été réalisé. Dès lors qu’on a
une réponse quantifiable à la question : « Combien de scénarios client pouvons-nous réaliser
en une seule itération de deux semaines ? », il devient très simple de calculer le temps nécessaire pour réaliser un ensemble de scénarios client donnés ayant fait l’objet d’une estimation :
c’est une règle de trois. On peut alors déterminer une date de livraison du projet, ou bien savoir
s’il sera nécessaire de réduire le périmètre afin de livrer à une date donnée.
☞
GestProjInform Livre Page 135 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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Niveau 2 : « roadmap » ou jalon
À l’intérieur de cette zone, entre aujourd’hui et la ligne d’arrivée, on pose des jalons
intermédiaires ; l’approche par étapes qui caractérise les méthodes agiles prévoit de
livrer des versions successives, en fonction des priorités définies par le client, chaque
livraison constituant une release, une version majeure du produit. Une release peut
représenter plusieurs mois de travail (entre trois et six mois). Les fonctionnalités de haut
niveau sont ventilées dans les différentes releases en tenant compte des contraintes client,
des événements marketing, une stratégie de l’entreprise, qui agissent comme un « moule ».
La visibilité à moyen terme est faible, les fonctionnalités sont donc positionnées à titre
indicatif dans la roadmap, tout changement pouvant intervenir dans l’ordre de priorité
des fonctionnalités du PB, en fonction du client et des résultats des premières itérations.
Les dates à l’intérieur ne sont pas nécessairement fixes ; ce sont les facteurs externes qui
vont influer sur la durée des releases.
Niveau 3 : plan de la release
Une release se définit par une date de début et une date de fin, un thème et une sélection
de fonctionnalités à implémenter. À l’intérieur d’une release, on définit des itérations,
auxquelles sont affectées les différentes stories.
est pourtant indispensable pour mettre le projet sur de bons rails et permettre à l’équipe
d’apprendre à travailler ensemble.
Concrètement, que faut-il faire impérativement en sprint 0 ?
– Partager une vision claire du projet.
– Préparer l’environnement de développement.
– Déterminer un plan de release.
– Produire un backlog de produit (product backlog), estimé et priorisé.
– Définir la posture ergonomique de l’interface.
– Selon les contextes, travailler l’architecture.
– Dans tous les cas, rôder l’équipe… notamment sur un backlog initial.
– Sans oublier de s’offrir une belle rétrospective !
La durée d’une itération est-elle variable ? Y a-t-il une règle pour déterminer la date de début
et la date de fin ?
1) La réponse de l’expert Laurent Bossavit, président de l’association Agile France.
Une itération doit être de durée fixe. C’est un « timebox », ou boîte de temps : à la fin de la
période, on arrête le travail en cours et on comptabilise ce qui a été réalisé. Dès lors qu’on a
une réponse quantifiable à la question : « Combien de scénarios client pouvons-nous réaliser
en une seule itération de deux semaines ? », il devient très simple de calculer le temps nécessaire pour réaliser un ensemble de scénarios client donnés ayant fait l’objet d’une estimation :
c’est une règle de trois. On peut alors déterminer une date de livraison du projet, ou bien savoir
s’il sera nécessaire de réduire le périmètre afin de livrer à une date donnée.
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