Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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Avec une démarche agile
Nuancée par rapport aux méthodes présentées ci-après, une démarche agile ne corrèle
pas l’estimation de la taille et le calcul de la charge ; en effet, prudemment, puisqu’on ne
connaît pas la vélocité de l’équipe, on calcule un nombre de points abstrait et on calibre
arbitrairement une vélocité ; ce n’est qu’ensuite, après les premières itérations, que l’on
calculera les charges restantes avec une vélocité mieux maîtrisée.
La technique des story points
La technique des story points présente une méthode relative : les story points sont une
unité de mesure de la taille d’une user story ; ce qui est important c’est sa valeur relative
plus que sa valeur absolue. Cela signifie que si une story A vaut 5 points et une story B
vaut 10 points, B nécessite le double d’effort pour être développée.
La somme des points de toutes les stories nous donne une estimation de la taille globale
du projet, même si elles ne sont encore que grossièrement détaillées. Et, ce qui compte,
c’est la comparaison de deux stories ou le poids d’une story dans l’ensemble.
Comment évaluer le nombre de points par story ?
On sélectionne la story qui semble la plus petite et on lui affecte un poids de 1 ; il s’agit,
ensuite, d’estimer le poids des autres stories en leur affectant un nombre allant de 1 à 10,
par comparaison avec la première (la story B vaut le double ou le triple de la story A,
etc.).
On peut aussi se référer à la suite de Fibonacci (1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55…), si l’on
considère que l’effort nécessaire ou la complexité augmente plus rapidement que la taille
de la story.
Chaque équipe doit définir son échelle de valeur, qui peut varier selon la granularité des
stories, qui s’affinent au fur et à mesure.
Il faut ensuite convertir ce nombre de points abstrait en jour. Pour cela, il s’agit de
connaître la productivité de l’équipe ; on dénomme cette productivité la vélocité, qui est
la somme des story points qu’une équipe est capable de développer durant une itération;
si l’équipe a une vélocité de 15, elle aura développé trois stories d’une valeur de 5 points
ou cinq stories d’une valeur de 3 points.
À la base, la vélocité est la charge de travail que peut supporter une équipe dans une itération.
Le niveau des user stories est souvent trop fin pour estimer l’enveloppe globale ; donc les story
points peuvent aussi estimer d’autres items : le projet, dans sa globalité, les cas d’utilisation…
Le calcul de la charge (étape intermédiaire entre points et itération) n’est plus indispensable ;
on passe directement des story points à la vélocité des itérations.
GestProjInform Livre Page 124 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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