Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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Faire émerger les besoins
Ce qui doit être exprimé
Un besoin est défini à partir des objectifs et de la vision du projet.
Un besoin n’est pas uniquement une fonction assurée par un système (enregistrer une
commande, créer une fiche produit…) ; c’est aussi la capacité du système d’assurer efficacement cette fonction, les conditions opérationnelles (disponibilité, évolutivité, performances…) ; le besoin se définit également par les services associés (modalités d’exploitation, support utilisateurs), par les contraintes d’utilisation (ergonomie, organisation des
utilisateurs, leur implantation géographique…).
Notons que ce qui doit être exprimé (figure 3-4) ne se limite pas à recenser ce qui est
explicitement exprimé par le client, mais également à capter tout ce qui est implicite ou
non dit : « une évidence ! » pour le client.
Quel est le juste degré d’implication du client dans le projet ? Car nos clients n’ont pas 100 %
de disponibilité.
La réponse de l’expert Antoine Contal, ScrumMaster et coach XP.
Le juste degré d’implication du client dépend d’un enchevêtrement de facteurs humains difficilement quantifiables. Le déterminer a priori me paraît hasardeux. Pourtant, l’agilité apporte
une réponse pragmatique sur la façon de l’atteindre. Plutôt que d’essayer de prédire et de me
tromper, j’utilise le feedback et la communication. Concrètement, je surveille ostensiblement le
risque d’un manque d’implication du client, au travers d’indicateurs simples et pertinents pour
le projet. Par exemple, je peux mesurer et afficher publiquement le nombre de tâches bloquées
par une attente d’un retour client, ainsi que l’impact sur la vélocité. Par ce retour d’information
régulier, j’amène le client à ajuster son degré d’implication, jusqu’à tendre vers un équilibre le
satisfaisant.
À un client qui m’interroge sur ce juste degré d’implication, je conseille de comparer le coût d’une
forte implication de sa part avec le coût de livrables en retard ou ne répondant pas aux attentes :
coûts directs de redéveloppement, coûts indirects dus à l’improductivité des utilisateurs et
manque à gagner, pour n’en citer que quelques-uns. Ce calcul lui permet de mesurer une partie
des enjeux et de faire un choix informé.
Je peux aussi lui proposer de déléguer son rôle, totalement ou partiellement, à d’autres
personnes. J’ai déjà vu cette solution fonctionner, mais beaucoup de facteurs peuvent la faire
échouer. Si l’option de la délégation est retenue, là encore, je surveille le risque associé.
Définitions
Définition de l’Afnor : nécessité ou désir éprouvé par un utilisateur, exprimé en termes de finalité, sans référence aux solutions techniques susceptibles d’y répondre. On distinguera le
besoin initial du besoin à traiter (Afnor, NF X50-151).
Définition de l’Association française pour l’analyse de la valeur, AFAV : ce besoin peut être
exprimé ou implicite, avoué ou inavoué, latent ou potentiel.
GestProjInform Livre Page 84 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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Faire émerger les besoins
Ce qui doit être exprimé
Un besoin est défini à partir des objectifs et de la vision du projet.
Un besoin n’est pas uniquement une fonction assurée par un système (enregistrer une
commande, créer une fiche produit…) ; c’est aussi la capacité du système d’assurer efficacement cette fonction, les conditions opérationnelles (disponibilité, évolutivité, performances…) ; le besoin se définit également par les services associés (modalités d’exploitation, support utilisateurs), par les contraintes d’utilisation (ergonomie, organisation des
utilisateurs, leur implantation géographique…).
Notons que ce qui doit être exprimé (figure 3-4) ne se limite pas à recenser ce qui est
explicitement exprimé par le client, mais également à capter tout ce qui est implicite ou
non dit : « une évidence ! » pour le client.
Quel est le juste degré d’implication du client dans le projet ? Car nos clients n’ont pas 100 %
de disponibilité.
La réponse de l’expert Antoine Contal, ScrumMaster et coach XP.
Le juste degré d’implication du client dépend d’un enchevêtrement de facteurs humains difficilement quantifiables. Le déterminer a priori me paraît hasardeux. Pourtant, l’agilité apporte
une réponse pragmatique sur la façon de l’atteindre. Plutôt que d’essayer de prédire et de me
tromper, j’utilise le feedback et la communication. Concrètement, je surveille ostensiblement le
risque d’un manque d’implication du client, au travers d’indicateurs simples et pertinents pour
le projet. Par exemple, je peux mesurer et afficher publiquement le nombre de tâches bloquées
par une attente d’un retour client, ainsi que l’impact sur la vélocité. Par ce retour d’information
régulier, j’amène le client à ajuster son degré d’implication, jusqu’à tendre vers un équilibre le
satisfaisant.
À un client qui m’interroge sur ce juste degré d’implication, je conseille de comparer le coût d’une
forte implication de sa part avec le coût de livrables en retard ou ne répondant pas aux attentes :
coûts directs de redéveloppement, coûts indirects dus à l’improductivité des utilisateurs et
manque à gagner, pour n’en citer que quelques-uns. Ce calcul lui permet de mesurer une partie
des enjeux et de faire un choix informé.
Je peux aussi lui proposer de déléguer son rôle, totalement ou partiellement, à d’autres
personnes. J’ai déjà vu cette solution fonctionner, mais beaucoup de facteurs peuvent la faire
échouer. Si l’option de la délégation est retenue, là encore, je surveille le risque associé.
Définitions
Définition de l’Afnor : nécessité ou désir éprouvé par un utilisateur, exprimé en termes de finalité, sans référence aux solutions techniques susceptibles d’y répondre. On distinguera le
besoin initial du besoin à traiter (Afnor, NF X50-151).
Définition de l’Association française pour l’analyse de la valeur, AFAV : ce besoin peut être
exprimé ou implicite, avoué ou inavoué, latent ou potentiel.
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