1 – Le Web
2.0 avec Flex
© Groupe Eyrolles, 2008
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ce duo, nous pouvons ajouter une troisième composante : les exigences
d’une entreprise. En effet, le but principal de toute entreprise (dans sa
définition la plus large) est de transformer un taux de visites virtuel sur
son site marchand en réalité économique. Et c’est l’argument le plus percutant en faveur du développement des RIA : optimiser la rentabilité.
Quelle entreprise peut encore aujourd’hui accepter de perdre des clients
sous prétexte de ne pas disposer d’un outil communiquant plus ergonomique, plus rapide, plus fiable et par conséquent plus sécurisant ? Comment éviter qu’un client potentiel finisse par abandonner un site
marchand, dépité et contrarié, sans avoir réalisé l’achat escompté ? En
bref, comment optimiser l’interactivité, l’ergonomie et le côté intuitif
d’un ensemble de processus complexes, pour le plus grand nombre
d’internautes possible ? L’avènement des RIA se justifie donc aussi selon
une logique économique.
Dans le cadre de la viabilité de certains projets, le concept de RIA peut
s’avérer déterminant. Voici un autre argument en faveur de la démocratisation des RIA. En effet, selon une étude étonnante de Forrester Search,
entre 70 et 80 % des projets IT sont abandonnés, non pas pour des raisons économiques ou de difficultés de réalisation technique, mais par
crainte d’un potentiel rejet de la part des utilisateurs. En effet, nombre
de projets ne verront jamais le jour, car ils s’avèrent bien trop peu intuitifs à l’utilisation.
Combien de projets mis en production ne sont jamais utilisés ? En effet,
les internautes préfèrent de loin une application intégrant une interface
utilisateur facile et rapide à appréhender à une application sinueuse, pour
ne pas dire opaque, avec un apprentissage préalable parfois long et pénible.
Voici un argument supplémentaire en faveur du déploiement des RIA.
Les RIA dans le détail
Mais, concrètement, que nous propose aujourd’hui une application dite
« riche » ? Pour faire simple, les RIA sont assimilables à des applications
web qui s’inspirent des fonctionnalités des applications de bureau (logiciels, programmes autonomes, etc.). Ainsi, ce sont des applications qui
utilisent les processus ergonomiques d’IHM (interface hommemachine) réservés autrefois aux applications de bureau. Les RIA transposent donc sur des sites Internet la plupart des fonctionnalités utilisées
par les applications de bureau. L’objectif des RIA est ainsi de fusionner
les programmes autonomes classiques avec les applications client-serveur
fonctionnelles sur Internet.
L’exemple le plus parlant est celui de la fonction « glisser-déposer ».
Depuis plus de deux décennies, cette fonction est disponible avec la pluEN SAVOIR PLUS Forrester Search
Le bureau d’études Forrester Search démontre
notamment que le paramètre le plus important
pour un internaute concerne la facilité d’utilisation
ou le caractère intuitif d’une application, bien
avant son contenu.
EN SAVOIR PLUS Référencement des RIA
L’un des principaux freins, dans le développement
des RIA, a longtemps été lié à la problématique du
référencement par les moteurs de recherche. En
effet, jusqu’à il y a peu de temps, les moteurs
comme Google ne référençaient pas ou peu les
pages dynamiques des applications RIA, et donc
pas non plus les sites en Flex, par exemple. Cette
question n’est plus d’actualité aujourd’hui, et le
référencement des pages générées au format Flash
est désormais possible, notamment grâce à une
collaboration étroite entre Google et Adobe afin
d’œuvrer dans le bon sens. Il existe par ailleurs des
techniques pour permettre le référencement des
applications Flex (voir l’annexe B, dédiée au référencement).
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