Flex 3 - Applications
Internet riches
© Groupe Eyrolles, 2008
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RIA et RDA, pourquoi sont-ils l’avenir
du Web 2.0 ?
Il paraît qu’une révolution pleinement réussie est une révolution discrète.
Ne parlons pas de révolution ici, mais plutôt d’évolution : aujourd’hui, le
Web se métamorphose petit à petit, même si les détracteurs du Web 2.0
contesteront cette évolution, la présentant plutôt comme une dot release
mineure, une semi-évolution qu’ils nommeront 1.5 par dérision... Le
débat reste ouvert, mais une chose est tenue pour acquise et le consensus
sur ce point est total : l’avenir du Web passera par une nouvelle forme
d’expérience utilisateur.
Le mot est lâché : expérience. La sémantique s’articulant autour du Web
évolue. Nous ne parlerons plus d’interface utilisateur, mais d’expérience
utilisateur. Nous ne parlerons plus d’application en ligne, mais d’expérience interactive ergonomique. Nous ne parlerons plus de sites dynamiques, mais d’applications riches.
Internet a déplacé certaines barrières intergénérationnelles, socioculturelles et même parfois économiques, et s’impose désormais comme un
outil incontournable. Cependant, nos applications doivent encore et toujours évoluer. Le challenge est passionnant et, vous-même qui lisez cette
introduction, le pressentez. C’est ainsi que le développement des RIA est
apparu. Une RIA est une nouvelle possibilité offerte aux développeurs
pour améliorer l’ergonomie applicative, la productivité, la maintenance et,
surtout, l’adhésion à une nouvelle expérience utilisateur « riche ».
Bien évidemment, l’utilisation du terme « riche » associé à Internet ne
peut pas être datée précisément, car ce concept s’est installé progressivement depuis quelques années. En effet, les développeurs ont toujours
cherché à améliorer la navigation et l’interactivité de leurs sites pour les
rendre aussi intuitifs que possible. Cependant, il est remarquable que
Macromedia ait été la première entreprise à intégrer, avec Google, ce
« nouveau » concept dans la logique d’une solution technologique existante, basée en l’occurrence sur le lecteur Flash.
Ainsi naquit Flex, une technologie de développement et de déploiement
RIA utilisant le capital sympathie (non démenti auprès des internautes)
du lecteur Flash.
Les bienfaits du concept RIA pour l’économie du Net
Pour bien comprendre tout l’intérêt d’une RIA dans le Web
d’aujourd’hui, il faut repenser et concevoir à nouveau les attentes des utilisateurs (les internautes) et les besoins des développeurs (les vôtres). À
B.A.BA RIA
RIA est l’abréviation de Rich Internet Application mais aussi de Rich Interactive Application, comme on peut encore le lire parfois. Le sigle
RIA est apparu pour la première fois en mars 2002,
sous la forme d’un mémo rédigé par Jeremy Allaire,
qui était à cette époque directeur technique de la
société Macromedia (rachetée par Adobe fin 2005).
Dans ce livre blanc, Jeremy Allaire décrivait l’évolution vers un « Internet riche ».
B.A.BA Flash
Beaucoup de développeurs estiment que la technologie Flash est exclusivement destinée aux designers. Mais au cours des années, de nombreux
professionnels du Web ont commencé à utiliser
Flash pour concevoir des applications intégrant du
contenu interactif et des médias riches.
Aujourd’hui, le développement d’applications web
utilisant la machine virtuelle Flash nécessite de
plus en plus les compétences d’un développeur
logiciel. La nouvelle machine virtuelle AVM2 du
dernier Flash Player a été conçue pour supporter
de grandes charges de calculs côté client. Flash
sait désormais parfaitement faire interagir des animations vectorielles, de la vidéo et du son.
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