Des clés pour le Web 2.0 75
© Groupe Eyrolles
tionnalités. Communément, on évoque un pourcentage d’utilisation
n’excédant pas 5 %. Si on essaie d’imaginer ce que pourrait être le
taux de maîtrise du Web 2.0, il ne devrait pas être loin de 0 %. En
effet, le nombre d’outils a véritablement explosé. De surcroît, ils
semblent ne jamais être finalisés puisqu’ils arborent crânement leur
version bêta. Les utilisateurs livrés au Web 2.0 zappent d’un outil à
l’autre, souvent en fonction du buzz, c’est-à-dire du qu’en dira-t-on
social. Lorsque la boîte à outils est dispersée, comment travailler ?
Est-il indifférent qu’on change d’outils ?
Pour trouver des outils, les utilisateurs ont recours à des moteurs de
recherche – certains sont même spécialisés. Ils cherchent aussi par
d’autres voies, comme celle des réseaux sociaux. Quand un outil les
satisfait, ils le placent parmi leurs favoris et le font savoir en partageant leurs signets. Le Web 2.0 ne répond pas bien à la question de
la structuration de la boîte à outils. Pour que ce ne soit pas à l’utilisateur de se débrouiller, le service informatique va devoir proposer
des bouquets de service, référencer ce qui marche vraiment, publier
une information spécifique, développer des mashups, mener une
veille sur les nouveautés. On sait déjà qu’il ne s’acquittera bien de
cette tâche qu’avec le concours des utilisateurs.
La sécurité des données
Où sont stockées les données manipulées par les outils du
Web 2.0 ? Qui y a accès et comment ? Ces questions ne sont pas les
premières que l’on se pose. Pourtant, il faudrait. Par exemple, les
documents créés par les suites collaboratives de Google sont stockés sous forme de fichiers conservés sur leurs serveurs. Leur sécurité n’est absolument pas maîtrisée par l’utilisateur. Quelle garantie
a-t-on de retrouver ses données le lendemain ?
Le monde du Web étant féroce avec les start-ups, plusieurs d’entre
elles ont disparu plus ou moins rapidement. Les données dont
elles avaient la charge ont-elles été restituées à leur propriétaire ?
Étaient-ils d’ailleurs vraiment propriétaires de leurs données ? Il est
intéressant, comme toujours, de bien lire les contrats. La règle très
majoritaire en la matière est celle de l’abandon de propriété.
Le projet Web 2.0 doit être pris en compte dans ses dimensions de
sécurité au plus tôt pour ne pas faire des choix engageants et difficiles à changer.
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